Maladies bovines / du bétail à la une



Adénovirus 3Retour

Présentation 
Les adénovirus sont divisés en 10 sérotypes, tels que l’adénovirus bovin de type 3 (BAV-3), qui appartiennent au genre Mastadénovirus de la famille des Adenoviridae. Les infections adénovirales bovines affectent principalement les voies respiratoires et digestives du bétail, ce qui aboutit généralement à une lyse cellulaire et à une élimination du virus.

L’élimination fécale et respiratoire dure généralement 10 jours, tandis que l’excrétion du virus dans l’urine peut durer plus de 10 semaines.

Le BAV est particulièrement répandu en Afrique et en Amérique centrale, mais des cas de la maladie ont été signalés partout dans le monde.

Signes
Les animaux infectés par le BAV peuvent montrer un certain nombre de signes cliniques d’ordre général comme de la fièvre, une léthargie, une réduction de l’appétit, une distension abdominale, de la diarrhée, des selles poisseuses et une perte de poids. Les signes respiratoires peuvent initialement inclure des sécrétions nasales, de la toux (avec ou sans sang), un essoufflement (dyspnée) ou une respiration rapide (tachypnée), et peuvent évoluer en bronchopneumonie en présence d’une infection bactérienne secondaire.

Risque pour la santé humaine
L’AVB ne semble pas présenter de risque zoonotique. 

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BesnoitioseRetour

Présentation
La besnoitiose bovine est une maladie transmise par vecteur et causée par le parasite protozoaire Besnoitia besnoiti. La maladie se propage d’un animal à un autre par des insectes vecteurs, plus particulièrement des mouches piqueuses comme la Tabanus et la Stomoxys. Toutes les races de bétail, quel que soit le sexe ou l’âge des animaux, peuvent être affectées.

Signes
Les bœufs peuvent montrer des signes cliniques graves de la maladie, tandis que les moutons infectés sont souvent asymptomatiques. Les bœufs affectés peuvent passer par différentes phases de la maladie avec une gamme de symptômes comprenant un épaississement et un gonflement de la peau, une perte de poils et une nécrose cutanée ; les taureaux peuvent devenir stériles. Dans les cas graves, la maladie peut conduire à la mort de l’animal.

Des kystes (de 200 à 600 µm de diamètre) sont présents dans les tissus sous-cutanés, le fascia et les muqueuses des animaux infectés et peuvent survivre pendant plus de 10 ans dans le corps de l’animal hôte.

Risque pour la santé humaine
La besnoitiose ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Les infections au Besnoitia besnoiti sont responsables de pertes économiques substantielles, particulièrement parmi les races de bétail, en raison des taux élevés de morbidité et de mortalité.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO)Retour

Épidémiologie 
La maladie de la langue bleue, ou fièvre catarrhale, est provoquée par un virus à ARN double brin du genre Orbivirus et de la famille des Reoviridae. Il s’agit d’une maladie non contagieuse transmise par les insectes aux ruminants sauvages et domestiques, en particulier aux moutons.

Symptômes 
Sept ou huit jours après l’infection, le mouton développe des signes aigus : température élevée, léthargie et auto-isolement du troupeau. Peu de temps après la poussée de température, la muqueuse buccale enfle et devient rouge, et le mouton produit une salivation excessive et mousseuse. La langue enfle et dans certains cas devient bleue (d’où le nom de la maladie). La couronne unguéale devient rouge et douloureuse. Les animaux affectés peuvent boiter et les brebis peuvent avorter. Dans la plupart des cas, l’animal accuse un retard de croissance et perd sa laine. Les moutons gravement atteints peuvent mourir en 8 à 10 jours après l’infection.

Chez les bovins et les chèvres, l’infection est généralement asymptomatique. Lorsque le bétail montre des signes, les plus courants sont l’hyperthermie, l’avortement vers la fin de la gestation (au huitième mois), l’œdème (des pis, des trayons, de la vulve et des jarrets), et l’érythème (des muqueuses, des trayons, et des pis).

Propagation du virus de la fièvre catarrhale (VFC) 
La maladie de la langue bleue a été signalée pour la première fois en 1876 en Afrique du Sud. Alors que l’on pensait cette maladie limitée à l’Afrique, au cours des 10 dernières années, elle s’est propagée à l’Asie, au sud des États-Unis, à l’Australie et à l’Europe du sud. Un total de 24 sérotypes différents du virus de la langue bleue sont connus, parmi lesquels huit ont été signalés en Europe (sérotypes 1, 2, 4, 6, 8, 9, 11 et 16).

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Virus respiratoire syncytial bovin (VRSB / VRS)Retour

Épidémiologie 
Le virus respiratoire syncytial bovin est un pneumovirus qui appartient à la famille des Paramyxoviridae . Il est très proche du VRS humain, qui infecte souvent les voies respiratoires chez l’enfant. Les deux sont des virus enveloppés à ARN simple brin. Chez les bovins, le VRS provoque des infections respiratoires chez les jeunes animaux et les vaches laitières. Le virus est principalement présent dans les voies respiratoires basses (les lobes des poumons), dans lesquelles il endommage les cellules épithéliales ciliées qui normalement protègent les poumons contre les invasions microbiennes. L’infection au VRS conduit souvent à une infection bactérienne secondaire, particulièrement avec Pasteurella haemolytica et Corynebacterium pyogenes.

Symptômes 
Les signes de la maladie sont une hyperthermie, une toux, des sécrétions nasales et oculaires, une anorexie et une dyspnée (si la maladie évolue vers une pneumonie fatale). Chez les vaches laitières, la production de lait chute.

Transmission 
Le VRS est transmis par contact direct par le biais des sécrétions nasales et sa propagation est favorisée par la proximité, par exemple, dans les étables au cours de l’hiver, et peut aussi résulter du léchage dans la salle de traite.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

 

Diarrhée virale bovine (DVB)Retour

Épidémiologie 
Le virus de la DVB est un petit virus à ARN simple brin appartenant au genre Pestivirus. Deux autres virus animaux appartiennent à ce genre, à savoir les virus qui provoquent la maladie de la frontière (BD) chez le mouton et la peste porcine classique (PPC) chez les cochons. Le virus qui cause la diarrhée virale bovine (DVB) a été identifié pour la première fois en 1946. La maladie est présente dans le monde entier et sa fréquence parmi les animaux exposés au virus est comprise entre 30 et 80 % dans différents pays et régions.

La DVB a un impact sur la fertilité du troupeau 
L’infection compromet la fertilité du troupeau et induit un retour en chaleur après la mort de l’embryon lorsque la vache est infectée entre le premier et le deuxième mois de gestation. L’avortement et les anomalies congénitales sont possibles tout au long de la gestation.

Les animaux à BVD-PI constituent un réservoir d’infection 
Une conséquence courante de l’infection prénatale par des membres de ce genre viral est la naissance d’animaux infectés qui sont immunotolérants de façon permanente (infection persistante par le virus de la DVB (BVD-PI)), qui propage le virus à l’ensemble du troupeau. Les animaux à BVD-PI (c’est-à-dire, ceux qui sont infectés entre le deuxième et le quatrième mois de gestation) portent le virus pendant toute leur vie et sécrètent constamment de grands nombres de particules virales. Ce groupe constitue donc une source majeure d’infection pour le reste du troupeau. En outre, les animaux à BVD-PI développent tôt ou tard la forme fatale de la DVB, appelée maladie des muqueuses (MM). Le nombre d’animaux à BVD-PI dans un troupeau infecté est de l’ordre de 1 % (bien que le pourcentage puisse atteindre 27 %) et leur détection est essentielle dans le contrôle de la maladie causée par un Pestivirus .

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Rhinotrachéïte infectieuse bovine (RIB) / virus de l’herpès bovin (VHB)Retour

Épidémiologie
La rhinotrachéïte infectieuse bovine (RIB) est due au virus de l’herpès bovin (VHB-1) qui infecte les voies respiratoires et provoque des problèmes localisés (trachéite et rhinite), de la fièvre, des avortements et la stérilité. En cas de propagation rapide au sein d’un troupeau, elle peut entraîner la mort. La RIB se transmet par contact direct par le biais des sécrétions respiratoires, oculaires et génitales.

Le virus de la RIB a un effet immunosuppressif et une légère infection peut prédisposer l’hôte à une infection bactérienne secondaire. L’infection peut aussi être latente : bien que l’infection primaire semble guérie, le virus est toujours présent dans les ganglions lymphatiques et peut se réactiver, puis se propager dans tout l’organisme.

Incidence et prévalence
Bien que l’incidence et la prévalence de la maladie varient sur les différents continents, elle est présente dans le monde entier et pratiquement 50 % de tous les troupeaux de bovins adultes ont déjà été exposés.

Les exigences réglementaires variant d’un pays à l’autre, il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre région.

BrucelloseRetour

Présentation
La brucellose est une maladie infectieuse provoquée par les bactéries du genre Brucella. Les espèces de Brucella particulièrement préoccupantes sont : B. abortus, qui affecte principalement le bétail, B. melitensis, qui affecte principalement les moutons et les chèvres, et B. suis, qui affecte principalement les porcs. Toutes ces espèces de Brucella ne sont pas spécifiques à l’hôte et peuvent être transmises à d’autres espèces animales ou aux humains dans certaines conditions.

La brucellose est couramment transmise aux animaux sensibles par contact direct avec des animaux infectés ou dans un environnement ayant été contaminé par des sécrétions d’animaux infectés. La brucellose représente donc un problème pour le troupeau.

La brucellose est une maladie à déclaration obligatoire ; tout cas doit être signalé aux autorités sanitaires locales. Différents programmes d’éradication sont efficaces en fonction des espèces et du taux d’infection. Lorsque les taux d’incidence sont élevés, des programmes de vaccination sont nécessaires pour réduire le taux d’infection. Une fois cela accompli, des programmes de surveillance liés à l’abattage des animaux infectés sont mis en place. Ces programmes visent à obtenir les statuts "Exempt de brucellose" et "Officiellement exempt de brucellose" pour des régions spécifiées ou des pays entiers. En Europe, la surveillance est réglementée par la directive de l’UE 2003/99/CE sur la surveillance des zoonoses.

Signes
Les symptômes d’une infection à la Brucella sont souvent une réduction de la production laitière, une perte de poids, des avortements, la stérilité et la claudication. L’absorption de Brucella se fait par voie orale et par le biais de blessures cutanées ou de membranes de muqueuses. Les bactéries Brucella sont excrétées principalement avec les tissus de fœtus avortés et le placenta, ainsi que dans le sperme et le lait.

Il peut arriver que les animaux se rétablissent avec le temps. Plus couramment, cependant, les symptômes disparaissent mais la maladie l’emporte. Ces animaux asymptomatiques représentent de dangereuses sources d’infection.

Risque pour la santé humaine
Le lait cru et le fromage non pasteurisé représentent les sources les plus fréquentes d’infection pour les humains. Les exploitants agricoles et le personnel vétérinaire sont exposés à un risque accru d’infection compte tenu de l’exposition directe aux éléments infectés avortés. En règle générale, la maladie n’est pas mortelle pour les humains ; néanmoins, si elle n’est pas traitée, elle peut durer plusieurs années.

La période d’incubation est habituellement d’une à trois semaines, mais elle peut parfois être de plusieurs mois. Les patients affichent des symptômes non spécifiques comme une fièvre fluctuante, des frissons, des malaises et des maux de tête.

Impact économique
La brucellose est un problème de santé publique et vétérinaire majeur dans de nombreuses régions du monde. Bien qu’elle tue rarement les animaux infectés, si on prend en considération les dommages économiques qu’elle peut entraîner, la brucellose est une des maladies les plus graves pour les cheptels du monde entier.

Cette zoonose a été ou est sur le point d’être éradiquée dans de nombreux pays, mais elle reste fréquente dans la région méditerranéenne, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

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ChlamydioseRetour

Chez les ruminants, la chlamydiose est une maladie contagieuse due à une bactérie qui infecte également les oiseaux et les humains. Elle peut provoquer avortement, mise-bas prématurée, pneumonie, conjonctivite et arthrite chez les ruminants. L’infection peut être transmise au ruminant nouveau-né, jeune ou adulte par le grand nombre de bactéries excrétées dans les enveloppes et les liquides fœtaux, les excréments, l’urine et le lait, bien que la principale voie d’infection soit l’inhalation d’aérosols contaminés.La taxonomie des Chlamydiae a été revue par Everett en 1999. Dans la nouvelle classification, les espèces sont divisées en deux genres principaux :

  • Le genre Chlamydia, qui inclut C. trachomatis (humains), C. suis (porcs) et C. muridarum (souris et hamsters)
  • Le genre Chlamydophila, qui se compose de six espèces, notamment Cp. abortus (mammifères), Cp. psittaci (oiseaux), Cp. felis(chats), Cp. caviae (cochons d’Inde), Cp. pecorum (mammifères) et Cp. pneumoniae (humains)

Chez les ruminants, deux espèces ont été identifiées : Cp. abortus (qui provoque l’avortement) et Cp. pecorum (qui cause infection intestinale asymptomatique, pneumonie, conjonctivite, arthrite, avortement et stérilité). Chez les femmes enceintes, C. abortus peut également provoquer l’avortement avec des complications graves.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

 

Clostridium perfringensRetour

Présentation
Une bactérie anaérobie sporulée, Clostridium perfringens, se trouve couramment dans le sol et l’appareil digestif de divers animaux domestiques ; elle est classifiée en six types uniques (A, B, C, D, E et F), les types B, C et D étant les formes les plus courantes de la maladie.

Il n’est pas inhabituel que de petites quantités de C. perfringens résident dans l’appareil digestif d’un animal et le traversent sans provoquer de maladie. Mais dans les cas où un animal est exposé à une soudaine augmentation d’hydrates de carbone (lait, concentrés supplémentaires, etc.), la bactérie C. perfringens peut rapidement se multiplier et produire de grandes quantités de toxines qui entraînent souvent une mort rapide.

Le type B, aussi connu sous le nom de dysenterie de l’agneau, présente un taux de mortalité élevé chez les jeunes agneaux ; il est aussi lié à la maladie chez les jeunes veaux.

Le type C affecte généralement les bovins, les petits ruminants et les cochons, pour lesquels il peut entraîner une entérite hémorragique et nécrotique.

Le type D, également connu sous le nom de maladie du rein pulpeux ou maladie de la suralimentation, est associé aux petits ruminants et aux bovins. C. perfringens de type A et C peut aussi provoquer une entérocolite (gonflement du gros intestin et de l’intestin grêle) chez les poulains, les élevages de chevaux de vachers tels que les quarter horses y étant plus sensibles.

Signes
En raison de la nature agressive de la maladie et de l’arrivée rapide de la mort, il peut être difficile d’observer des signes cliniques chez un animal infecté. Lors d’un examen plus approfondi d’un animal avant la mort, l’infection par C. perfringens peut présenter divers signes, par exemple, l’animal est énervé, tourne en rond, appuie sa tête contre une cloison, a des convulsions, manque d’énergie, est atteint de diarrhée ou se désintéresse des soins.

Risque pour la santé humaine
C. perfringens ne semble pas présenter de risque zoonotique.

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Coronavirus bovin (BCV)Retour

Présentation
Le BCV est un virus enveloppé à ARN simple brin à sens positif, qui appartient à la famille des Coronaviridae ; il provoque des infections intestinales et respiratoires chez les ruminants du monde entier. L’infection peut provoquer l’entérite d’hiver chez les animaux adultes, ainsi que l’entérite du veau et le complexe de la pneumonie enzootique chez les veaux. Le coronavirus bovin est transmis par voie orale-fécale ou par les voies respiratoires, et les animaux infectés excrètent généralement le virus dans leurs selles, particulièrement pendant la parturition.

Le BCV peut également se reproduire dans l’appareil respiratoire supérieur, ce qui provoque de nouvelles infections respiratoires ou gastro-intestinales chez l’animal. Les ruminants sauvages infectés peuvent potentiellement transmettre la maladie aux ruminants domestiques.

Signes
Les signes du BCV peuvent inclure de la diarrhée, des selles poisseuses, une indigestion, une réduction de l’appétit, une perte de poids, de l’anorexie, une dépression liée à la perte de poids et une déshydratation. En outre, le BCV peut présenter divers signes respiratoires tels que des sécrétions nasales, une toux, un essoufflement (dyspnée) et une respiration rapide (tachypnée).

Risque pour la santé humaine
Le BCV ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Le complexe respiratoire bovin parmi les troupeaux en parc d’engraissement, ainsi que la maladie intestinale aigüe des vaches laitières, peuvent contribuer à des pertes financières et à des conséquences économiques importantes.

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Coxiella burnetii / fièvre QRetour

Épidémiologie
La fièvre Q est une zoonose omniprésente que l’on trouve dans le monde entier (sauf en Nouvelle Zélande). Elle est causée par Coxiella burnetii, une bactérie intracellulaire obligatoire qui peut infecter de nombreuses espèces animales différentes, notamment les ruminants, les chiens, les chats, les oiseaux et les arthropodes, ainsi que les humains. Chez les ruminants (qui sont considérés comme le principal réservoir d’infection humaine), la maladie est principalement associée à un dysfonctionnement de la reproduction. Elle demeure en général asymptomatique et elle n’est généralement pas dépistée à moins qu’un animal n’avorte plusieurs fois ou montre des problèmes de reproduction. Coxiella burnetii colonise le placenta et provoque des mises-bas prématurées, des poids de naissance faibles et des avortements.

Impact de la fièvre Q sur les humains
La voie principale d’infection chez les humains est l’inhalation d’aérosols contaminés, mais les femmes enceintes ne doivent pas boire de lait non pasteurisé ni consommer de produits laitiers faits à partir de lait non traité. La fièvre Q passe souvent inaperçue car elle peut être confondue avec un syndrome grippal. Les conséquences peuvent être dramatiques chez les femmes enceintes (avortement ou accouchement prématuré) et chez les sujets immunodéficients ou les patients souffrant de cardiopathie valvulaire.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

CryptosporidioseRetour

Présentation
La cryptosporidiose est provoquée par des parasites intestinaux microscopiques qui sont excrétés par les fèces d’un animal infecté. Présents dans le monde entier, ces parasites interagissent fréquemment avec d’autres entéropathogènes pour provoquer diarrhée et lésions intestinales chez les animaux de fermes néonatals tels que les porcelets, les chevreaux, les agneaux et les poulains.

Des études ont démontré que les infections se développant avec d’autres agents pathogènes tels que le coronavirus et le rotavirus peuvent entraîner des diarrhées plus graves. Alors que les taux de mortalité due à la cryptosporidiose sont généralement bas, elle peut être fatale en cas de complications dues à d’autres facteurs comme par exemple un animal rencontrant une baisse d’énergie résultant d’une faible consommation de colostrum ou de lait, des infections parallèles, ou des refroidissements causés par des conditions climatiques défavorables.

La transmission de la maladie peut également se faire directement d’un animal à un autre, ou indirectement à partir de contaminants de l’environnement, de contamination fécale de l’approvisionnement en eau ou en aliments pour animaux, ou de transmission humaine. Une infection des veaux peut être détectée dès l’âge de 5 jours ; la diarrhée se déclarant entre 5 et 15 jours.

Chez les petits ruminants, l’infection peut être associée avec de graves crises de diarrhée, se traduisant par des taux élevés de mortalité chez les agneaux âgés de 4 à 10 jours, et chez les chevreaux âgés de 5 à 21 jours.

Bien que la cryptosporidiose ne soit généralement pas considérée comme un agent pathogène entérique important chez les porcs, des infections peuvent être observées sur une plage plus étendue de maturité (de 1 semaine à l’âge de mise sur le marché), et peut contribuer à une diarrhée de malabsorption après le sevrage chez les porcs infectés.

La cryptosporidiose est moins fréquente chez les poulains mais, lorsque des infections se produisent, elles se déclarent habituellement à un âge compris entre 5 et 8 semaines.

Signes
Les signes de cryptosporidiose peuvent comprendre une diarrhée qui persiste pour plusieurs jours, une perte de poids importante, un amaigrissement, de l’apathie, de l’anorexie et de la déshydratation.

Risque pour la santé humaine
Le Cryptosporidium peut être une cause non virale courante de diarrhée chez les personnes immunocompétentes (par ex. les enfants) et peut avoir un effet grave sur la santé des personnes immunodéprimées. Les animaux infectés peuvent transmettre la maladie directement aux humains ; la cryptosporidiose risque également d’être transmise par les eaux de surface et les eaux potables qui ont été contaminées par les excréments d’un animal infecté.

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E. coli F5 (K99)Retour

Présentation
L’Escherichia coli est une cause bactérienne de diarrhée chez les veaux, et on distingue au moins deux types distincts de maladie diarrhéique associés à différentes souches de l’organisme. Le premier type comporte deux facteurs de virulence associés à la production de diarrhée ; des antigènes fimbriaux, comme K99 ou F41, leur permettent de coloniser les villosités de l’intestin grêle.

Ces entéropathogènes, également connus sous le nom d’E. coli de type attachant et effaçant, peuvent produire des vérotoxines qui entraînent des diarrhées hémorragiques plus graves. L’infection peut résider dans le côlon, le cæcum et la partie distale de l’intestin grêle, avec de graves infections provoquant des œdèmes, des érosions des muqueuses et une ulcération.

Les voies de transmission incluent l’aérosol respiratoire, l’aérosol fécal et la voie orale-fécale. Les animaux porteurs sains du virus peuvent parfois excréter l’organisme dans les fèces ; l’excrétion peut augmenter sous le stress de la parturition. Ces conditions peuvent conduire à l’infection des pis et du périnée de la mère, ainsi qu’à une contamination des environnements de vêlage. Alternativement, la présence de plusieurs veaux diarrhéiques peut gravement contaminer la zone d’élevage des veaux.

Signes
L’E. coli porteur de K99 peut causer l’arrivée soudaine de diarrhées abondantes chez les veaux qui sont généralement âgés de <5 jours, ce qui déprime les veaux, qui se couchent. Les veaux peuvent connaître des pertes de poids importantes (>12 % de leur poids corporel), et potentiellement un choc hypovolémique et la mort dans les 24 heures.

Risque pour la santé humaine
Le bétail peut être un réservoir de sérotypes d’E. coli vérotoxiques associés au syndrome urémique hémolytique et à la colite hémorragique des humains. L’infection peut se produire par la consommation de denrées alimentaires contaminées, mais les pathogènes entériques des animaux d’élevage peuvent aussi être transmis aux humains par un contact direct qui peut se produire lors de visites dans des zoos, des fermes ou des foires aux bestiaux.

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Leucose bovine enzootique (EBL)Retour

Présentation
L’EBL est une maladie chronique des bovins causée par le rétrovirus BLV - le virus leucémogène bovin. La maladie est transmise soit directement par transmission de lymphocytes qui se trouvent dans le sang, le sperme ou le lait, soit indirectement par des insectes. La maladie ne se propage pas rapidement, mais dans les troupeaux infectés, le nombre d’animaux séropositifs peut être de 80 %.

La maladie est présente partout dans le monde, bien que sa prévalence varie d’un pays à l’autre.

Signes
Les signes cliniques de l’ELB apparaissent dans une petite partie des animaux infectés et sont généralement apparents chez les animaux âgés de 4 à 8 ans, mais que très rarement chez les animaux de moins de 2 ans. Les signes cliniques sont une perte de la condition physique, une lymphocytose persistante et un gonflement de la rate et du foie.

Les maladies du complexe immun peuvent apparaître plus tard ; seulement 1 à 10 % des animaux infectés développent un sarcome lymphatique. L’état des animaux cliniquement affectés se détériore et ils finissent par mourir.

Comme avec les autres infections par rétrovirus, les animaux infectés le restent à vie. Le virus de la leucose bovine a des conséquences graves sur la santé et le bien-être des animaux. Dans de nombreux pays, l’ELB est une maladie qui doit être déclarée.

Risque pour la santé humaine
L’ELB ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Cette maladie est importante pour le producteur d’un point de vue économique du fait des abattages précoces ou de la mort résultant de lymphosarcomes, et de la condamnation des carcasses à l’abattage, ce qui a un impact important sur les industries laitières et bovines.

Les pertes dues aux restrictions à l’exportation constituent une autre préoccupation économique liée à la maladie.

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Maladie hémorragique épizootique (EHD)Retour

Épidémiologie
L’EHD est une maladie infectieuse à transmission vectorielle causée par un virus appartenant au genre Orbivirus de la famille des Reoviridae (comme le virus de la fièvre catarrhale ovine). Entre 8 et 10 sérotypes ont été identifiés.

Transmission
Le virus se transmet plus ou moins exclusivement par la piqûre d’un petit diptère hématophage du genre Culicoïdes de la famille des Ceratopogonidae. Le vecteur est infecté lorsqu’il se nourrit du sang d’un animal infecté, puis le virus se reproduit jusqu’à ce qu’il atteigne la densité nécessaire à la transmission à un autre animal sensible.

Signes
Le virus de l’EHD peut infecter les bovins et provoque des signes semblables à ceux de la fièvre catarrhale ovine (c’est-à-dire, de la fièvre, des lésions érosives et des ulcères des muqueuses oropharyngées, une raideur, un collapsus et un œdème cutané). Chez les vaches en gestation, l’infection peut provoquer l’avortement ou l’hydranencéphalie si l’infection apparaît entre 70 et 120 jours de gestation.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Fasciola hepaticaRetour

Présentation
Fasciola hepatica est observée dans une large gamme d’hôtes à travers le monde, notamment les bovins et les moutons, chez lesquels une infection peut se présenter sous une des trois formes suivantes : chronique, qui contribue à un taux de mortalité élevé chez les moutons mais cause peu de décès chez les bovins ; aigüe, qui est souvent fatale pour les moutons ; et en combinaison avec une infection secondaire telle que l’hépatite nécrotique infectieuse qui provoque des décès fréquents chez les moutons.

La maladie est transmise par ingestion de végétation aquatique contenant des cercaires enkystées provenant de limnées. Après ingestion, de jeunes douves sont libérées dans le duodénum de l’animal, se déplacent vers le foie et séjournent finalement dans le parenchyme pendant plusieurs semaines, où elles se développent et détruisent les tissus.

Alors que la plupart des douves sont conservées par les bovins pendant <6 mois, les douves adultes peuvent vivre à l’intérieur du canal cholédoque du mouton pendant plusieurs années.

Signes
En cas de fasciolose aigüe, les signes peuvent comprendre un abdomen distendu, de l’anémie et une mort soudaine, généralement dans les 6 semaines suivant l’infection. Les signes subaigus de la maladie sont typiquement de l’anémie et une hémorragie, et conduisent à la mort 7 à 10 semaines après l’infection.

Les signes de fasciolose chronique peuvent comprendre de l’anémie, un œdème et une réduction de la sécrétion de lait.

Risque pour la santé humaine
La fasciolose peut être transmise aux humains par l’ingestion d’eau potable contaminée et de plantes d’eau douce dans des régions endémiques, ou par la consommation de foie de mouton insuffisamment cuit. Après l’ingestion de matériaux infectés, les cercaires enkystées dans le duodénum se transforment en larves et finalement pénètrent à travers le tissu du foie dans les voies biliaires.

Impact économique
Les douves du foie peuvent avoir des conséquences économiques graves en détériorant grandement l’efficacité de l’alimentation, la croissance et la fertilité, aussi bien chez les bovins que chez les moutons.

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Fièvre aphteuse (FMD)Retour

Présentation
La FMD est une maladie virale extrêmement contagieuse qui affecte tous les animaux à sabots fendus ; elle est répandue dans le monde entier. La FMD ne peut pas être différenciée cliniquement d’autres maladies de la vésicule telles que la maladie vésiculeuse du porc (SVD).

Le virus appartient au genre Apthovirus de la famille des Picornaviridae. Il existe sept sérotypes de virus de la FMD : O, A, C, SAT 1, SAT 2, SAT 3, et Asie 1. L’infection par l’un des sérotypes ne procure pas d’immunité contre d’autres sérotypes.

Parmi les espèces domestiques, les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres sont sensibles à la FMD.

Signes
Les signes cliniques de la FMD sont l’apparition de vésicules (petites ampoules) sur les pieds, à l’intérieur et autour de la cavité buccale et sur les glandes mammaires des femelles. Ces vésicules peuvent aussi apparaître à l’intérieur des naseaux et aux points de pression sur les membres, particulièrement chez les porcs.

La transmission se produit généralement par contact entre animaux infectés et sensibles. Le virus peut être excrété dans l’air pendant la phase aigüe d’infection.

Risque pour la santé humaine
La FMD ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La présence de la FMD est une menace économique très importante pour la subsistance de l’industrie de l’élevage en raison de l’abattage de troupeaux et de la restriction des exportations de viande en provenance des zones affectées.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

LeptospiroseRetour

Présentation
La leptospirose est présente partout dans le monde, et alors que la maladie est généralement signalée dans les pays au climat tropical, elle peut aussi survenir dans les climats tempérés pendant les périodes pluvieuses. La leptospirose se déclare le plus couramment chez les cochons, les bovins et les chevaux, et se manifeste par divers effets cliniques allant de la légère infection à la défaillance d’un organe et à la mort.

La maladie est prévalente chez les mammifères sauvages, mais bien souvent elle ne se remarque que lorsque les espèces sauvages représentent une source d’infection pour les animaux domestiques et le bétail. La leptospirose peut être transmise par voie transplacentaire ou vénérienne, mais dans la plupart des cas, elle se transmet par contact direct avec du lait, de l’urine ou des liquides placentaires infectés.

Signes
Les signes de la leptospirose peuvent être très variables en fonction de l’immunité du troupeau, de l’âge de l’animal infecté et du sérotype d’infection. En ce qui concerne les sérotypes d’infection, il existe >220 sérotypes pathogènes de Leptospira qui peuvent être responsables de la leptospirose.

À titre d’exemple, le bétail représente le l’hôte réservoir pour la bactérie Leptospira hardjo-bovis qui peut affecter les reins d’un animal, entraînant de longues éliminations urinaires. L. hardjo-bovis est également associé aux infections persistantes de l’appareil génital qui peuvent entraîner la stérilité chez les bovins.

Pour les autres sérotypes de Leptospira tels que grippotyphosa, icterohaemorrhagiae ou pomona, les bovins deviennent des hôtes occasionnels pour la maladie et peuvent présenter divers signes cliniques tels qu’une léthargie, une jaunisse, de la fièvre, une anémie et de l’urine rouge. Alors qu’en général les bovins adultes ne meurent pas de la leptospirose, la maladie peut être fatale pour les veaux et peut affecter les vaches en gestation, provoquant l’avortement, la mortinatalité et la naissance de veaux chétifs.

Risque pour la santé humaine
La leptospirose est considérée comme zoonotique et peut être transmise à l’homme si une personne entre en contact avec de l’eau ou de la terre qui a été contaminée par de l’urine ou des fluides corporels provenant d’un animal infecté.

Impact économique
La stérilité qui peut être le résultat d’infections persistantes de l’appareil génital est peut-être l’aspect le plus dommageable de la leptospirose d’un point de vue économique.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Mycoplasmose bovineRetour

Épidémiologie
Les mycoplasmes, dont la plupart sont spécifiques à l’hôte, provoquent des maladies chroniques qui progressent lentement chez l’homme comme chez les animaux. La bactérie Mycoplasma agalactiae est un agent pathogène courant des petits ruminants et revêt une importance majeure en médecine vétérinaire. Chez les ovins, cette maladie est toujours due à la bactérie M. agalactiae, mais d’autres espèces de mycoplasmes (M. mycoides et M. capricolum) peuvent causer une maladie similaire chez les chèvres.

Signes
Mycoplasma agalactiae est l’agent responsable de l’agalaxie contagieuse, la forme principale de la mycoplasmose chez les ovins et les caprins européens et qui a un effet grave sur l’industrie laitière. Souvent, les antibiotiques ne parviennent pas à éradiquer ces infections, et la mycoplasmose chez les animaux d’élevage est souvent responsable de pertes financières conséquentes.

Transmission
L’infection est souvent orale ou mammaire, avec une période d’incubation allant de deux semaines à deux mois.

Étroitement liée à M. agalactiae
La bactérie M. bovis, qui est étroitement liée à M. agalactiae, est responsable de pathologies respiratoires et mammaires chez les bovins et a également son importance en termes économiques (étant responsable de pneumonie, de mastite et d’arthrite chez les veaux). Ces deux agents pathogènes provoquent des signes similaires chez leurs hôtes respectifs, et il est difficile de les distinguer à l’aide de méthodes de diagnostic classiques du fait qu’elles sont si étroitement liées.

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NéosporoseRetour

Épidémiologie
Neospora caninum est un parasite protozoaire qui a tout d’abord été observé chez les chiens, chez qui il est la cause de myosite et d’encéphalite. Cependant, dans les années 90, il a été observé que le Neospora était une cause majeure d’avortement chez les vaches, généralement entre le quatrième et le septième mois de gestation. Selon le nombre de vaches infectées dans le troupeau, le taux d’avortements se situe entre 5 et 30 % ; les taux plus élevés sont caractérisés par des avortements en série se produisant en moins d’un mois.

Transmission
On ne comprend pas tout à fait comment le parasite se transmet, mais la voie principale semble être de la mère à la progéniture, au moins 80 % des veaux nés de vaches séropositives étant infectés. En outre, il a été suggéré que les chiens peuvent être impliqués dans la transmission de Neospora aux bovins. Cette infection est connue sur tous les continents ; elle représente la cause principale d’avortement bovin dans certains pays (avant la DVB et la RIB).

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Paratuberculose (maladie de Johne)Retour

Présentation
La paratuberculose, aussi connue sous le nom de maladie de Johne, est causée par la présence de Myobacterium avium sous-esp. paratuberculose (quelquefois abrégé en MAP) dans l’intestin grêle des ruminants. C’est un problème sanitaire animal mondial, qui affecte particulièrement les troupeaux de bovins laitiers et de boucherie.

La paratuberculose est une entérite chronique débilitante, et sa présence au sein d’un troupeau d’animaux peut avoir de graves conséquences sur la production.

Le diagnostic de l’infection clinique est généralement confirmé par la présence de l’organisme en cause, M. avium, sous-esp. paratuberculose, dans les fèces ou dans les tissus intestinaux post-mortem. L’identification de la maladie subclinique chez les animaux, qui peuvent être porteurs de l’organisme pendant de longues périodes et donc représenter une source d’infection pour d’autres membres du troupeau, est plus difficile. La prévalence de la paratuberculose bovine en Europe varie d’un pays à l’autre, et se situe entre 7 et 55 %.

Signes
Une inflammation chronique de l’intestin, des lésions des ganglions lymphatiques mésentériques, de la diarrhée, une perte de poids et des œdèmes apparaissent généralement chez les animaux âgés de plus de 2 ans présentant un stade avancé de la maladie.

Risque pour la santé humaine
La bactérie responsable de la paratuberculose, M. avium sous-esp. paratuberculose, est connue pour être capable de survivre à la pasteurisation du lait et d’autres produits laitiers et, par conséquent, elle pourrait constituer un risque pour la santé humaine. Des preuves scientifiques toujours plus nombreuses indiquent qu’il existe un lien entre la paratuberculose des troupeaux laitiers et la maladie de Crohn chez les humains. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique incurable de l’intestin.

Impact économique
La paratuberculose chez les animaux d’élevage domestiques peut être responsable de pertes économiques importantes en raison de plusieurs facteurs, tels que la réduction de la production, l’abattage prématuré et les coûts vétérinaires. Aux États-Unis, la paratuberculose est une préoccupation croissante pour l’industrie bovine car la présence de la maladie a un impact sur la commercialisation internationale des bovins et des produits dérivés, ce qui a pour résultat des pertes économiques pour les producteurs. Par conséquent, le programme volontaire de statut de la maladie de Johne pour le bétail (VJDHSP) a été établi. En avril 2002, le service vétérinaire de l’USDA-APHIS a incorporé des parties de ce programme dans les normes de son programme national.

Au sein de l’Union européenne, il n’existe aucun programme officiel ; toutefois, des politiques spécifiques aux pays s’appliquent. L’Australie a un programme national de contrôle de la maladie de Johne (NJDCP) qui vise à réduire la propagation et l’impact de cette maladie. C’est un programme coopératif impliquant les industries d’élevage australiennes, le gouvernement, et les professions vétérinaires. Animal Health Australia gère le programme au nom de ces parties prenantes.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Fièvre de la vallée du Rift (FVR)Retour

Présentation
La FVR est classée comme maladie causée par un bunyavirus ; il s’agit d’une maladie zoonotique aigüe qui affecte les ruminants dans toute la péninsule arabique, en Afrique et à Madagascar. Pendant les périodes d’épidémie, on peut noter des taux élevés d’avortement et de mortalité chez les jeunes animaux, et les humains peuvent souvent connaître une maladie similaire à la grippe.

La FVR peut être transmise par les mouvements des animaux infectés par le virus ou par diverses espèces de moustiques transportés par le vent. Les cas de FVR atteignent généralement leur pic pendant l’été, et, en général, dès les premiers signes de gel, les insectes vecteurs et la maladie disparaissent. Dans les régions plus chaudes, la maladie et les vecteurs peuvent être présents toute l’année.

Signes
Les signes courants de la FVR peuvent inclure une léthargie, de la fièvre, un refus de s’alimenter, des douleurs abdominales, une jaunisse et de la diarrhée. Dans certains cas, l’avortement peut être le seul signe d’infection montré par l’animal.

Risque pour la santé humaine
Il est possible que les humains soient infectés par la FVR par contact avec des tissus d’animaux infectés, ou par des fœtus avortés, des piqûres de moustiques ou des aérosols sanguins lors de l’abattage d’un animal infecté.

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RotavirusRetour

Présentation
Le rotavirus bovin fait partie de la famille virale des Reoviridae et, avec le coronavirus, il est responsable de >50 % des problèmes de diarrhée chez les veaux. Alors que le rotavirus est courant dans les troupeaux de bovins, d’autres animaux comme les porcs, les poulets, les moutons, les chevaux et les lapins sont également sensibles à la maladie.

Le virus pénètre par l’intestin grêle, en attaque les villosités et rend l’absorption de matériaux difficile dans le corps de l’animal. Cet état se traduit par une perte d’eau des cellules épithéliales et du corps, provoquant une déshydratation et, potentiellement, la mort en cas de déshydratation et d’amaigrissement importants.

La transmission est généralement favorisée lorsqu’un animal sain a un contact oral avec des excréments infectés et de la nourriture contaminée, ou si les animaux vivent dans des lieux à l’hygiène médiocre. Les vaches montrant des signes et des symptômes peuvent conserver le virus jusqu’à une semaine, alors que certaines vaches peuvent être réinfectées et conserver le virus tout au long de leur vie en restant asymptomatiques.

Signes
Le signe principal du rotavirus est une diarrhée liquide et souvent jaune qui contient des muqueuses, du sang ou les deux. En outre, l’animal peut se montrer léthargique et se désintéresser de son alimentation ou de sa boisson, ce qui peut entraîner une déshydratation, de légère à grave, en fonction de l’animal et des circonstances.

Risque pour la santé humaine
Les souches de rotavirus bovin et humain sont spécifiques à leurs hôtes et ne sont pas considérées comme représentant un risque de transmission d’une espèce à une autre.

Impact économique
Une perte économique importante peut se produire en raison de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité des ruminants nouvellement nés, des coûts de traitements et de la réduction des taux de croissance.

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SalmonelloseRetour

Présentation
La salmonellose est une infection provoquée par la bactérie Salmonella. La présence de la salmonellose a été identifié dans des pays du monde entier, mais elle semble être surtout présente dans les régions d’élevage intensif, et se rencontre particulièrement chez les cochons, les veaux et certains types de volailles.

La maladie peut affecter tous les animaux domestiques ; toutefois, les animaux jeunes, en gestation ou en lactation sont les plus sensibles à la maladie. Les signes cliniques qui peuvent être observés sont l’avortement, l’arthrite, les maladies respiratoires et une septicémie aigue. La maladie entérique, qui se présente le plus souvent comme une diarrhée contenant du sang et de l’eau avec de la pyrexie, est la manifestation clinique la plus courante.

De nombreux animaux, particulièrement les cochons, les bovins et les volailles, peuvent également être infectés mais ne présentent pas de maladie clinique. Ces animaux peuvent avoir un rôle important lié à la propagation de l’infection entre les troupeaux et sont également une source de contamination alimentaire et d’infections humaines.

Signes
Les signes cliniques typiques peuvent inclure de la fièvre et une diarrhée aqueuse grave, rapidement suivies d’une déshydratation. La diarrhée est généralement putride et peut contenir du sang et du mucus. Les salmonelles produisent des toxines qui peuvent contribuer à la détérioration intestinale et ont des effets systémiques. Si la muqueuse intestinale est suffisamment endommagée, les bactéries peuvent pénétrer dans le flux sanguin, ce qui provoque une septicémie, et les bactéries peuvent atteindre le cerveau, les poumons, les articulations, l’utérus (ce qui provoque l’avortement chez les vaches en gestation) et d’autres organes.

Risque pour la santé humaine
La salmonellose est l’une des maladies zoonotiques les plus importantes pouvant être responsable de symptômes cliniques graves chez les humains. Les cochons, les bovins, la volaille et les œufs ont été identifiés comme des sources importantes des infections à la Salmonella. L’existence de cette maladie présente des risques importants pour la santé humaine. Les infections à la Salmonella d’animaux prévus pour l’industrie alimentaire jouent un rôle important en matière de santé publique, car ces animaux sont considérés comme constituant la source majeure des infections humaines à la Salmonella.

Impact économique
La salmonellose a de graves répercussions économiques sur l’industrie de l’élevage bovin au niveau mondial. La mortalité du bétail, les coûts de traitement, l’avortement, la réduction de la production, le lait jeté et la baisse de confiance des consommateurs sont tous des éléments qui contribuent au coût de la Salmonella pour les industries bovines.

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Virus de SchmallenbergRetour

Épidémiologie
Le virus de Schmallenberg appartient à la famille des Bunyaviridae, genre Orthobunyaviridae, et il est très proche des virus Akabane, Aino, et Shamonda. Ce virus a été identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne. Il a été trouvé dans plusieurs échantillons provenant d’hôtes bovins et ovins montrant des symptômes atypiques, non caractéristiques de maladies connues à l’époque.

Signes
Ce virus provoque des symptômes cliniques faibles qui affectent la santé générale de l’animal, comme l’hyperthermie, la perte d’appétit, une baisse de la production de lait et, dans certains cas, la diarrhée. L’infection des ruminants femelles pendant la gestation peut également entraîner la naissance d’animaux avec des malformations (par ex. hydrocéphales).

Diagnostics
L’utilisation de la cervelle d’un fœtus avorté permet de détecter ce virus de façon optimale, mais le virus peut également être détecté dans le sang, le sérum et la rate (FLI – laboratoire de référence national allemand).

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Encéphalopathie spongiforme transmissible (EST)Retour

Présentation
Les EST sont des maladies infectieuses du cerveau qui affectent les espèces animales sous diverses formes, comme l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB affectant les bovins), la tremblante (affectant les chèvres et les moutons), et la maladie débilitante chronique (CWD, affectant les cervidés). Ces maladies sont causées par des protéines de prion modifiées qui sont résistantes aux produits chimiques et à la chaleur et qui sont très difficiles à décomposer de manière biologique ; elles survivent souvent dans le sol pendant plusieurs années.

Ces maladies sont déclarées dans le monde entier, l’ESB se trouvant le plus fréquemment en Europe, et la CWD étant plutôt présente en Amérique du Nord. Les EST provoquent une dégénération lente du système nerveux central qui conduit finalement à la mort d’un animal ; il s’écoule généralement un laps de temps assez important entre le moment où l’animal est infecté par la maladie et celui où il montre les premiers symptômes. À titre d’exemple, au point d’infection, le bétail peut ne pas montrer de symptômes cliniques pendant une période pouvant atteindre 6 ans, et les moutons peuvent ne montrer aucun signe d’infection pendant une durée pouvant atteindre 4 ans.

La transmission de l’ESB dans le bétail se fait par ingestion de nourriture contenant des os et de la viande contaminés. La transmission ne semble pas se produire naturellement entre les animaux d’un troupeau, bien que quelques preuves suggèrent qu’il peut y avoir un risque associé à la mère pour les veaux nés de vaches infectées. Alors que les détails de la pathogénèse sont inconnus, des études ont démontré qu’une fois que l’agent pathogène est entré dans l’animal par voie orale, il se reproduit dans les plaques de Peyer dans l’iléon et migre vers le système nerveux central par les nerfs périphériques.

Signes
Les signes cliniques de l’EST sont souvent subtils et peuvent inclure de la nervosité, de l’agressivité, un port de tête bas, une ataxie et des tremblements, ainsi qu’une baisse de la sensibilité au toucher (hyperesthésie). Les animaux peuvent aussi être réticents à la traite et connaître une perte de poids et une réduction de leur production de lait.

Risque pour la santé humaine
Les humains peuvent développer une forme d’EST connue sous le nom de maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) en consommant des produits alimentaires qui ont été contaminés par l’ESB. Des initiatives sont en place pour retirer les tissus bovins à haut risque de la chaîne alimentaire humaine ; par ailleurs, pour les produits contenant des protéines bovines (cosmétiques, produits pharmaceutiques, etc.), des mesures ont été instituées pour aider à garantir que les matières premières proviennent de régions exemptes d’ESB.

Impact économique
Les EST peuvent contribuer à des pertes économiques importantes, soit en raison de l’abattage d’animaux lié à des cas d’ESB ou de tremblante, soit en raison de la destruction de matières à risque spécifiées (MRS) dérivés de ruminants (bovins, moutons et chèvres), soit en raison de l’impact que les restrictions des exportations dans les zones affectées peuvent avoir sur l’industrie de la viande dans son ensemble.

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TrichomonaseRetour

Présentation
La trichomonase (Trich) est une maladie vénérienne identifiée chez les bovins à travers le monde. Elle se caractérise généralement par la stérilité et des avortements chez les vaches et les génisses, ce qui contribue à prolonger les intervalles de vêlage.

La maladie est provoquée par le Tritrichomonas foetus (T foetus), un petit protozoaire mobile qui vit dans l’appareil génital des vaches et l’étui pénien des taureaux. L’organisme de la maladie est transmis au vagin de la vache par le taureau pendant l’accouplement et provoque une infection pendant sa migration vers l’utérus, ce qui provoque un écoulement blanc et collant de la vulve des vaches infectées.

Lorsqu’un taureau infecté se reproduit naturellement avec des vaches, de 30 à 90 % de ces vaches sont infectées à leur tour, ce qui peut suggérer l’existence de différences de souches ainsi qu’une variation de la sensibilité des races à la maladie. Les taureaux de tous âges peuvent rester infectés pour une durée indéfinie, mais chez les mâles plus jeunes, ce scénario est moins susceptible de se produire. En revanche, les vaches sont généralement exemptes d’infection dans les 3 mois suivant la reproduction, bien qu’elles soient toujours susceptibles de recontracter l’infection. Le T fœtus peut également être transmis lorsque le sperme de taureaux infectés est utilisé pour insémination artificielle.

Signes
Le signe principal est l’infertilité causée par la mort de l’embryon, qui contribue à répéter la reproduction et les scénarios dans lesquels les vaches sont en chaleur alors qu’elles devraient être en gestation. En plus de la réduction des taux de vêlage et de la production de veaux de l’année se prolongeant de 3 à 6 mois, un nombre de plus en plus grand de vaches peut être associé à un diagnostic de reproduction anormal de non gestation tels que l’endométrite et la pyométrite. Les taureaux ne montrent aucun signe de T fœtus mais peuvent être porteurs de l’organisme pour une durée indéfinie. Le diagnostic de la maladie chez les taureaux nécessite le prélèvement et l’analyse d’un échantillon de liquide préputial prélevé sur l’étui pénien du taureau.

Risque pour la santé humaine
La trichomonase ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Les pertes financières associées aux troupeaux affectés sont principalement le résultat d’une production moins importante et moins uniforme de veaux de l’année et d’une augmentation des coûts d’abattage, d’analyse et de prévention. Diverses études et modèles ont estimé la réduction des revenus entre 20 et 40 % lorsque la trichomonase est présente dans un troupeau.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Tuberculose bovineRetour

Présentation
La tuberculose bovine est une maladie respiratoire causée par la bactérie Mycobacterium bovis. C’est une maladie infectieuse majeure présente partout dans le monde chez les animaux domestiques, particulièrement les bovins, mais aussi chez certaines populations d’animaux sauvages.

La transmission aéroportée est la voie principale de l’infection par M. bovis au sein d’une même espèce et entre différentes espèces ; toutefois, les animaux peuvent également être infectés en ingérant de grandes quantités de cette bactérie.

Signes
La tuberculose bovine est principalement une maladie respiratoire qui affecte les poumons et les ganglions lymphatiques associés. L’infection est souvent subclinique, tandis que les signes cliniques, lorsqu’ils existent, ne sont pas particulièrement distinctifs de la maladie. Les symptômes peuvent inclure une faiblesse physique, de l’anorexie, un amaigrissement, un élargissement des ganglions lymphatiques et une toux, particulièrement dans les cas avancés de tuberculose bovine.

Risque pour la santé humaine
La tuberculose bovine est une zoonose importante et présente un risque sanitaire grave pour l’homme. La bactérie peut se propager des animaux aux humains par le biais d’aérosols, ou par la consommation de lait non pasteurisé ou de produits laitiers venant de vaches infectées.

Impact économique
Une épidémie de tuberculose bovine peut avoir un impact négatif important sur l’industrie de l’élevage en raison de la réduction des rendements laitiers, de l’abattage des troupeaux et des restrictions sur l’exportation de viande provenant de régions touchées.

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Parainfluenza 3 (PI3)Retour

Épidémiologie
Le virus de la Parainfluenza de type 3 (PI3) est un virus à ARN appartenant la famille des Paramyxoviridae et qui est extrêmement courant parmi les animaux d’élevage partout dans le monde. La PI3 a été détectée dans des problèmes respiratoires et digestifs et elle cause des problèmes respiratoires chez les jeunes bovins. La PI3 est également considérée comme un cofacteur dans des problèmes associés à l’infection par certaines bactéries (Mycoplasma bovis et Pasteurella haemolytica), et d’autres virus (notamment ceux qui causent la DVB et la RIB).

Signes
Les signes de la maladie sont de l’hyperthermie, une toux, des sécrétions nasales et oculaires, de l’anorexie, de la dyspnée et de la diarrhée. La PI3 est également un immunosuppresseur, et les animaux infectés sont prédisposés à des infections secondaires.

Transmission
La PI3 est généralement transmise par les sécrétions nasales et sa transmission est favorisée par le transport des animaux (contact direct, ventilation médiocre et atmosphère stagnante). Pour confirmer l’infection à la PI3, des analyses sérologiques sont fortement recommandées.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.