Maladies à la une

Toutes les maladies triées par ordre alphabétique


Virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO)

Épidémiologie
La fièvre catarrhale ovine, aussi appelée maladie de la langue bleue, est provoquée par un virus d’ARN double brin du genre Orbivirus et de la famille des Reoviridae. Il s’agit d’une maladie non contagieuse transmise par les insectes aux ruminants sauvages et domestiques, particulièrement les moutons.

Signes
Sept ou huit jours après l’infection, le mouton développe des signes aigus : température élevée, léthargie et auto-isolement du troupeau. Peu de temps après la poussée de température, la muqueuse buccale enfle et devient rouge, et le mouton produit une salivation excessive et mousseuse. La langue enfle et dans certains cas devient bleue (d’où le nom de la maladie). La couronne unguéale devient rouge et douloureuse. Les animaux affectés peuvent boiter et les brebis peuvent avorter. Dans la plupart des cas, l’animal accuse un retard de croissance et perd sa laine. Les moutons gravement atteints peuvent mourir en 8 à 10 jours après l’infection.

Chez les bovins et les chèvres, l’infection est généralement asymptomatique. Lorsque le bétail montre des signes, les plus courants sont l’hyperthermie, l’avortement vers la fin de la gestation (au huitième mois), l’œdème (des pis, des trayons, de la vulve et des jarrets), et l’érythème (des muqueuses, des trayons, et des pis).

Propagation du virus de la FCO
La maladie de la langue bleue a été signalée pour la première fois en 1876 en Afrique du Sud. Alors que l’on pensait cette maladie limitée à l’Afrique, au cours des 10 dernières années, elle s’est propagée à l’Asie, au sud des États-Unis, à l’Australie et à l’Europe du sud. Un total de 24 sérotypes différents du virus de la langue bleue sont connus, parmi lesquels huit ont été signalés en Europe (sérotypes 1, 2, 4, 6, 8, 9, 11 et 16).

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Maladie de la frontière (BD)Retour

Épidémiologie
Le virus de la diarrhée virale bovine (DVB) est un petit virus d’ARN simple brin appartenant au genre Pestivirus. Deux autres virus animaux appartiennent à ce genre, à savoir les virus qui provoquent la maladie de la frontière (BD) chez le mouton et la peste porcine classique (PPC) chez les cochons. Le virus qui cause la diarrhée virale bovine (DVB) a été identifié pour la première fois en 1946. La maladie est présente dans le monde entier et sa fréquence parmi les animaux exposés au virus est comprise entre 30 et 80 % dans différents pays et régions.

La DVB a un impact sur la fertilité du troupeau
L’infection compromet la fertilité du troupeau et induit un retour en chaleur après la mort de l’embryon lorsque la vache est infectée entre le premier et le deuxième mois de gestation. L’avortement et les anomalies congénitales sont possibles tout au long de la gestation.

Les animaux à BVD-PI constituent un réservoir d’infection
Une conséquence courante de l’infection prénatale par des membres de ce genre viral est la naissance d’animaux infectés qui sont immunotolérants de façon permanente (infection persistante par le virus de la DVB (BVD-PI)), qui propage le virus à l’ensemble du troupeau. Les animaux à BVD-PI (c’est-à-dire, ceux qui sont infectés entre le deuxième et le quatrième mois de gestation) portent le virus pendant toute leur vie et sécrètent constamment de grands nombres de particules virales. Ce groupe constitue donc une source majeure d’infection pour le reste du troupeau. En outre, les animaux à BVD-PI développent tôt ou tard la forme fatale de la DVB, appelée maladie des muqueuses (MM). Le nombre d’animaux à BVD-PI dans un troupeau infecté est de l’ordre de 1 % (bien que le pourcentage puisse atteindre 27 %) et leur détection est essentielle dans le contrôle de la maladie causée par un Pestivirus.

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Diarrhée virale bovine (DVB)Retour

Épidémiologie
Le virus de la diarrhée virale bovine (DVB) est un petit virus d’ARN simple brin appartenant au genre Pestivirus. Deux autres virus animaux appartiennent à ce genre, à savoir les virus qui provoquent la maladie de la frontière (BD) chez le mouton et la peste porcine classique (PPC) chez les cochons. Le virus qui cause la diarrhée virale bovine (DVB) a été identifié pour la première fois en 1946. La maladie est présente dans le monde entier et sa fréquence parmi les animaux exposés au virus est comprise entre 30 et 80 % dans différents pays et régions.

La DVB a un impact sur la fertilité du troupeau
L’infection compromet la fertilité du troupeau et induit un retour en chaleur après la mort de l’embryon lorsque la vache est infectée entre le premier et le deuxième mois de gestation. L’avortement et les anomalies congénitales sont possibles tout au long de la gestation.

Les animaux à BVD-PI constituent un réservoir d’infection
Une conséquence courante de l’infection prénatale par des membres de ce genre viral est la naissance d’animaux infectés qui sont immunotolérants de façon permanente (infection persistante par le virus de la DVB (BVD-PI)), qui propage le virus à l’ensemble du troupeau. Les animaux à BVD-PI (c’est-à-dire, ceux qui sont infectés entre le deuxième et le quatrième mois de gestation) portent le virus pendant toute leur vie et sécrètent constamment de grands nombres de particules virales. Ce groupe constitue donc une source majeure d’infection pour le reste du troupeau. En outre, les animaux à BVD-PI développent tôt ou tard la forme fatale de la DVB, appelée maladie des muqueuses (MM). Le nombre d’animaux à BVD-PI dans un troupeau infecté est de l’ordre de 1 % (bien que le pourcentage puisse atteindre 27 %) et leur détection est essentielle dans le contrôle de la maladie causée par un Pestivirus.

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BrucelloseRetour

Présentation
La brucellose est une maladie infectieuse provoquée par les bactéries du genre Brucella. Les espèces de Brucella particulièrement préoccupantes sont : B. abortus, qui affecte principalement le bétail, B. melitensis, qui affecte principalement les moutons et les chèvres, et B. suis, qui affecte principalement les porcs. Toutes ces espèces de Brucella ne sont pas spécifiques à l’hôte et peuvent être transmises à d’autres espèces animales ou aux humains dans certaines conditions.

La brucellose est couramment transmise aux animaux sensibles par contact direct avec des animaux infectés ou dans un environnement ayant été contaminé par des sécrétions d’animaux infectés. La brucellose représente donc un problème pour le troupeau.

La brucellose est une maladie à déclaration obligatoire ; tout cas doit être signalé aux autorités sanitaires locales. Différents programmes d’éradication sont efficaces en fonction des espèces et du taux d’infection. Lorsque les taux d’incidence sont élevés, des programmes de vaccination sont nécessaires pour réduire le taux d’infection. Une fois cela accompli, des programmes de surveillance liés à l’abattage des animaux infectés sont mis en place. Ces programmes visent à obtenir des statuts “Exempt de brucellose” et “Officiellement exempt de brucellose” pour les régions spécifiées ou pour des pays entiers. En Europe, la surveillance est réglementée par la directive de l’UE 2003/99/CE sur la surveillance des zoonoses.

Signes
Les symptômes courants de l’infection par Brucella sont une réduction de la production laitière, une perte de poids, des avortements, la stérilité et la claudication. L’absorption de la bactérie Brucella se fait oralement ou par le biais de blessures cutanées ou de membranes muqueuses. Les bactéries Brucella sont principalement excrétées avec les placentas et les fœtus lors des avortements, avec le sperme et le lait.

Occasionnellement, les animaux peuvent guérir après un certain temps. Plus couramment, cependant, les symptômes disparaissent mais la maladie l’emporte. Ces animaux asymptomatiques représentent de dangereuses sources d’infection.

Risque sanitaire humain
Le lait cru et les fromages non pasteurisés représentent les sources les plus fréquentes d’infection pour les humains. Les fermiers et le personnel vétérinaire courent un risque accru d’infection en raison de leur exposition directe aux matériaux avortés infectés. Chez l’humain, la maladie n’est généralement pas fatale, mais si elle n’est pas traitée, elle peut durer plusieurs années.

La période d’incubation dure généralement de 1 à 3 semaines mais peut quelquefois s’étendre sur plusieurs mois. Les patients affichent des symptômes non spécifiques comme une fièvre fluctuante, des frissons, des malaises et des maux de tête.

Impact économique
La brucellose est un problème de santé publique et vétérinaire majeur dans de nombreuses régions du monde. Bien qu’elle tue rarement les animaux infectés, si on prend en considération les dommages économiques qu’elle peut entraîner, la brucellose est une des maladies les plus graves pour les cheptels du monde entier.

Cette zoonose a été ou est sur le point d’être éradiquée dans de nombreux pays, mais elle reste fréquente dans la région méditerranéenne, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

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Arthrite encéphalite caprine (AEC) Retour

Épidémiologie
L’AEC et la maedi-visna sont des infections virales persistantes due à des lentivirus étroitement liés appartenant à la famille des Retroviridae. Bien qu’il n’y ait que quelques cas documentés de transmission interspécifique, le virus de l’AEC peut infecter les moutons et la maedi-visna peut infecter les chèvres.

L’infection est transmise très tôt à l’agneau ou au chevreau via la mère dans le colostrum ou le lait, ou via les sécrétions respiratoires d’animaux infectés. Devenu porteur permanent, l’agneau ou le chevreau peut transmettre le virus au reste du troupeau tout au long de sa vie.

Signes
L’AEC est une maladie qui affecte les caprins et se traduit par de l’arthrite et une mammite chez les adultes, et par une encéphalite chez les animaux plus jeunes. La maedi-visna est une maladie du mouton, qui provoque essoufflements ou difficulté respiratoire, arthrite et perte de poids. En outre, certains ovins développent des lésions de gravité variable au niveau des poumons et des mamelles. Le virus de l’AEC et de la maedi-visna sont des virus étroitement liés.

Prévalence
Bien que les lentivirus ovins aient été identifiés dans la plupart des pays qui élèvent des moutons (hormis l’Australie et la Nouvelle Zélande), le virus de l’AEC est plus répandu dans les pays industrialisés.

Le statut “indemne” nécessite des analyses sérologiques
Des analyses sérologiques sur les deux virus sont nécessaires à la certification des unités d’élevage caprin et ovin. Les symptômes ne se manifestent que chez un petit nombre d’animaux séropositifs (9 % à 38 %, en fonction de l’étude).

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ChlamydioseRetour

Chez les ruminants, la chlamydiose est une maladie contagieuse due à une bactérie qui infecte également les oiseaux et les humains. Elle peut provoquer avortement, mise-bas prématurée, pneumonie, conjonctivite et arthrite chez les ruminants. L’infection peut être transmise au ruminant nouveau-né, jeune ou adulte par le grand nombre de bactéries excrétées dans les enveloppes et les liquides fœtaux, les excréments, l’urine et le lait, bien que la principale voie d’infection soit l’inhalation d’aérosols contaminés. La taxonomie des Chlamydiae a été revue par Everett en 1999. Dans la nouvelle classification, les espèces sont divisées en deux genres principaux :

  • Le genre Chlamydia, qui inclut C. trachomatis (humains), C. suis (porcs) et C. muridarum (souris et hamsters)
  • Le genre Chlamydophila, qui se compose de six espèces, notamment Cp. abortus (mammifères), Cp. psittaci (oiseaux), Cp. felis (chats), Cp. caviae (cochons d’Inde), Cp. pecorum (mammifères) et Cp. pneumoniae (humains)

Chez les ruminants, deux espèces ont été identifiées : Cp. abortus (qui provoque l’avortement) et Cp. pecorum (qui cause infection intestinale asymptomatique, pneumonie, conjonctivite, arthrite, avortement et stérilité). Chez les femmes enceintes, C. abortus peut également provoquer l’avortement avec des complications graves.

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Clostridium perfringensRetour

Présentation
Une bactérie anaérobie sporulée, Clostridium perfringens, se trouve couramment dans le sol et les tubes digestifs de divers animaux domestiques ; elle est classifiée en six types uniques (A, B, C, D, E et F), les types B, C et D étant les formes les plus courantes de la maladie.

Il est fréquent que de petites quantité de C. perfringens séjournent dans ou traversent le tube digestif d’un animal sans causer de maladie. Mais dans les cas où un animal est exposé à une soudaine augmentation d’hydrates de carbone (lait, concentrés supplémentaires, etc.), C. perfringens peut rapidement se multiplier et produire de grandes quantités de toxines qui entraînent souvent une mort rapide.

Le type B, aussi connu sous le nom de dysenterie de l’agneau, présente un taux de mortalité élevé chez les jeunes agneaux ; il est aussi lié à la maladie chez les jeunes veaux.

Le type C affecte généralement les bovins, les petits ruminants et les porcs, chez lesquels il peut entraîner une entérite hémorragique et nécrotique.

Le type D, aussi connu sous le nom de “maladie du rein pulpeux” ou "maladie de la suralimentation”, est associé aux petits ruminants et au bovins. C. perfringens de type A et C peut aussi provoquer une entérocolite (gonflement du gros intestin et de l’intestin grêle) chez les poulains, dans les élevages de chevaux de vachers tels que les quarter horses, qui sont plus sensibles.

Signes
En raison de la nature agressive de la maladie et de l’arrivée rapide de la mort, il peut être difficile d’observer des signes cliniques chez un animal infecté. Lors d’un examen plus approfondi d’un animal avant la mort, C. perfringens peut présenter divers signes, par exemple, l’animal est énervé, tourne en rond, appuie sa tête contre une cloison, a des convulsions, manque d’énergie, est atteint de diarrhée ou se désintéresse des soins.

Risque sanitaire humain
C. perfringens ne semble pas présenter de risque zoonotique.

CryptosporidioseRetour

Présentation
La cryptosporidiose est due à des parasites intestinaux microscopiques qui sont rejetés dans les excréments d’un animal infecté. Présents dans le monde entier, ces parasites interagissent fréquemment avec d’autres entéropathogènes pour provoquer diarrhée et lésions intestinales chez les animaux de fermes néonatals tels que les porcelets, les chevreaux, les agneaux et les poulains.

Des études ont démontré que les infections se développant avec d’autres agents pathogènes tels que le coronavirus et le rotavirus peuvent entraîner des diarrhées plus graves. Alors que les taux de mortalité due à la cryptosporidiose sont généralement bas, des décès peuvent se produire en cas de complications dues à d’autres facteurs comme par exemple un animal rencontrant une baisse d’énergie résultant d’une faible consommation de colostrum / lait, des infections parallèles, ou des refroidissements causés par des conditions climatiques défavorables.

La transmission de la maladie peut également se faire directement d’un animal à un autre, ou indirectement à partir de contaminants de l’environnement, de contamination fécale (approvisionnement en eau ou en aliments pour animaux), ou de transmission humaine. L’infection chez les veaux peut être détectée dès qu’ils sont âgés de 5 jours, avec des diarrhées apparaissant quand ils ont entre 5 et 15 jours.

Chez les petits ruminants, l’infection peut être associée avec de graves crises de diarrhée, se traduisant par des taux élevés de mortalité chez les agneaux âgés de 4 à 10 jours, et chez les chevreaux âgés de 5 à 21 jours.

Bien que la cryptosporidiose ne soit généralement pas considérée comme un agent pathogène entérique important chez le porc, des infections peuvent être observées sur une plage plus étendue de maturité (de 1 semaine à l’âge de mise sur le marché), et peut contribuer à une diarrhée de malabsorption après le sevrage chez le porc infecté.

La cryptosporidiose est moins répandue chez les poulains, mais lorsque l’infection se produit, l’âge du poulain se situe généralement entre 5 et 8 semaines.

Signes
Les signes de cryptosporidiose peuvent comprendre une diarrhée qui persiste pour plusieurs jours, une perte de poids importante, un amaigrissement, de l’apathie, de l’anorexie et de la déshydratation.

Risque pour la santé humaine
Le Cryptosporidium peut être une cause non virale courante de diarrhée chez les personnes immunocompétentes (par ex. les enfants) et peut avoir un effet grave sur la santé des personnes immunodéprimées. Les animaux infectés peuvent transmettre la maladie directement aux humains, et il existe aussi un risque de transmission de la cryptosporidiose par la consommation d’eau de surface et d’eau potable qui a été contaminée par les excréments d’un animal infecté.

Fasciola hepaticaRetour

Présentation
Fasciola hepatica est observée dans une large gamme d’hôtes à travers le monde, notamment les bovins et les moutons, chez lesquels une infection peut se présenter sous une des trois formes suivantes : chronique, qui contribue à un taux de mortalité élevé chez les moutons mais cause peu de décès chez les bovins ; aigüe, qui est souvent fatale pour les moutons ; et en combinaison avec une infection secondaire telle que l’hépatite nécrotique infectieuse qui provoque des décès fréquents chez les moutons.

La maladie est transmise par ingestion de végétation aquatique contenant des cercaires enkystées provenant de limnées. Après ingestion, de jeunes douves sont libérées dans le duodénum de l’animal, se déplacent vers le foie et séjournent finalement dans le parenchyme pendant plusieurs semaines, où elles se développent et détruisent les tissus.

Alors que la plupart des douves sont conservées par les bovins pendant <6 mois, les douves adultes peuvent vivre à l’intérieur des canaux biliaires du mouton pendant plusieurs années.

Signes
En cas de fasciolose aigüe, les signes peuvent comprendre un abdomen distendu, de l’anémie et une mort soudaine, généralement dans les 6 semaines suivant l’infection. Les signes subaigus de la maladie sont typiquement de l’anémie et une hémorragie, et conduisent à la mort 7 à 10 semaines après l’infection.

Les signes de fasciolose chronique peuvent comprendre de l’anémie, un œdème et une réduction de la sécrétion de lait.

Risque pour la santé humaine
La fasciolose peut être transmise aux humains par l’ingestion d’eau potable contaminée et de plantes d’eau douce dans des régions endémiques, ou par la consommation de foie de mouton insuffisamment cuit. Après l’ingestion de matériaux infectés, les cercaires enkystées dans le duodénum se transforment en larves et finalement pénètrent à travers le tissu du foie dans les voies biliaires.

Impact économique
La douve du foie peut avoir des conséquences économiques graves en détériorant grandement l’efficacité de l’alimentation, la croissance et la fertilité aussi bien chez les bovins que chez les moutons.

Fièvre aphteuse (FMD)Retour

Présentation
La fièvre aphteuse (FMD) est une maladie très contagieuse qui affecte tous les animaux à sabots fendus ; elle est très répandue dans le monde entier. La FMD ne peut pas être différenciée cliniquement d’autres maladies de la vésicule telles que la maladie vésiculeuse du porc (SVD).

Le virus est un membre du genre Apthovirus et appartient à la famille des Picornaviridae. Il existe sept sérotypes de virus de la FMD : O, A, C, SAT 1, SAT 2, SAT 3, et Asie 1. L’infection par l’un des sérotypes ne procure pas d’immunité contre l’un des autres sérotypes.

Parmi les espèces domestiques, les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres sont sensibles à la FMD.

Signes
Les signes cliniques de la FMD sont l’apparition de vésicules (petites ampoules) sur les pieds, à l’intérieur et autour de la cavité buccale et sur les glandes mammaires des femelles. Ces vésicules peuvent aussi apparaître à l’intérieur des naseaux et aux points de pression sur les membres, particulièrement chez les porcs.

La transmission se produit généralement par contact entre animaux infectés et sensibles. Le virus peut être excrété dans l’air pendant la phase aigüe d’infection.

Risque pour la santé humaine
La FMD ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La présence de la FMD est une menace économique très importante pour l’industrie de l’élevage en raison de l’abattage de troupeaux et de la restriction des exportations de viande en provenance des zones affectées.

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Maedi-visnaRetour

Présentation
La maedi-visna (MV), la pneumonie progressive ovine (PPO), et l’arthrite encéphalite caprine (AEC) sont des maladies chroniques des moutons et des chèvres qui sont généralement groupées comme lentivirus des petits ruminants (SRLV). Maedi-visna est un nom islandais qui décrit deux des syndromes associés avec le virus MV. “Maedi” se traduit pas “respiration laborieuse” et fait référence à l’aspect de pneumonie interstitielle de la maladie ; et “visna” signifie “gaspillage”, qui est un signe associé à la méningo-encéphalite paralysante.

Les lentivirus ovins ont été identifiés dans des pays d’élevage de moutons partout dans le monde, à l’exception de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, et le virus de l’AEC est trouvé principalement dans des pays industrialisés, coïncidant avec le transport international de chèvres laitières (de races européennes).

Le virus affecte toutes les races de moutons et de chèvres, mais des études ont démontré que certaines races peuvent avoir une plus grande résistance à l’infection au lentivirus. La transmission de la MV et du virus de l’AEC se produit principalement par voie orale par l’ingestion de colostrum ou de lait infecté, ou par inhalation de gouttes d’aérosols infectés.

Signes
Les signes prédominants chez les moutons cliniquement affectés sont un amaigrissement et des difficultés respiratoires, alors que la polyarthrite est le principal signe visible chez les chèvres. Fièvre, toux et exsudats bronchiques sont des signes potentiels mais rarement observés, sauf si une infection bactérienne secondaire s’installe. Le fait de tourner en rond, les tremblements musculaires et la paralysie sont généralement associés à la forme encéphalitique du virus.

Risque sanitaire humain
La MV ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Des programmes de contrôle ont contribué à réduire l’incidence de la MV dans certains pays, mais la maladie est toujours très répandue dans diverses régions du monde. Par exemple, à l’intérieur des États-Unis, les taux d’infection des moutons peuvent dépasser les 50 % dans certaines régions, les États du centre-ouest et de l’ouest déclarant des taux parmi les plus élevés. Les infections sont généralement asymptomatiques, mais une fois que des signes cliniques émergent, la MV est généralement progressive et fatale.

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Fièvre QRetour

Épidémiologie
La fièvre Q est une zoonose omniprésente que l’on trouve dans le monde entier (sauf en Nouvelle Zélande). Elle est causée par Coxiella burnetii, une bactérie intracellulaire obligatoire qui peut infecter de nombreuses espèces animales différentes, notamment les ruminants, les chiens, les chats, les oiseaux et les arthropodes, ainsi que les humains. Chez les ruminants (qui sont considérés comme le principal réservoir d’infection humaine), la maladie est principalement associée à un dysfonctionnement de la reproduction. Elle demeure en général asymptomatique et elle n’est généralement pas dépistée à moins qu’un animal n’avorte plusieurs fois ou montre des problèmes de reproduction. Coxiella burnetii colonise le placenta et provoque des mises-bas prématurées, des poids de naissance faibles et des avortements.

Impact de la fièvre Q sur les humains
La voie principale d’infection chez les humains est l’inhalation d’aérosols contaminés, mais les femmes enceintes ne doivent pas boire de lait non pasteurisé ni consommer de produits laitiers faits à partir de lait non traité. La fièvre Q passe souvent inaperçue car elle peut être confondue avec un syndrome grippal. Les conséquences peuvent être dramatiques chez les femmes enceintes (avortement ou accouchement prématuré) et chez les sujets immunodéficients ou les patients souffrant de cardiopathie valvulaire.

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NéosporoseRetour

Épidémiologie
Neospora caninum est un parasite protozoaire qui a tout d’abord été observé chez les chiens, chez qui il est la cause de myosite et d’encéphalite. Cependant, dans les années 90, il a été observé que le Neospora était une cause majeure d’avortement chez les vaches, généralement entre le quatrième et le septième mois de gestation. Selon le nombre de vaches infectées dans le troupeau, le taux d’avortements se situe entre 5 et 30 % ; les taux plus élevés sont caractérisés par des avortements en série se produisant en moins d’un mois.

Transmission
On ne comprend pas tout à fait comment le parasite se transmet, mais la voie principale semble être de la mère à la progéniture, au moins 80 % des veaux nés de vaches séropositives étant infectés. En outre, il a été suggéré que les chiens peuvent être impliqués dans la transmission de Neospora aux bovins. Cette infection est connue sur tous les continents ; elle représente la cause principale d’avortement bovin dans certains pays (avant la DVB et la RIB).

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Paratuberculose (MAP / maladie de Johne)Retour

Présentation
La paratuberculose, aussi connue sous le nom de maladie de Johne, est causée par la présence de Myobacterium avium, sous-espèce paratuberculose, dans l’intestin grêle des ruminants. C’est un problème sanitaire animal mondial, qui affecte particulièrement les cheptels laitiers et bovins.

La paratuberculose est une entérite chronique débilitante, et sa présence au sein d’un troupeau d’animaux peut avoir des conséquences graves sur la production.

Le diagnostic de l’infection clinique est généralement confirmé par la présence de l’organisme en cause (M. avium, sous-esp. paratuberculose), dans les excréments ou dans les tissus intestinaux post-mortem. L’identification de la maladie subclinique chez les animaux, qui peuvent être porteurs de l’organisme pendant de longues périodes et donc être sources d’infection pour les autres membres du troupeau, est plus difficile. La prévalence de la paratuberculose bovine en Europe varie d’un pays à l’autre, et se situe entre 7 et 55 %.

Signes
Les signes – inflammation chronique de l’intestin, lésions des ganglions lymphatiques mésentériques, diarrhée, perte de poids et œdème – apparaissent généralement chez les animaux âgés de plus de 2 ans présentant un stade avancé de la maladie.

Risque sanitaire humain
La bactérie responsable de la paratuberculose, M. avium sous-esp. paratuberculose, est connue pour être capable de survivre à la pasteurisation du lait et d’autres produits laitiers et, par conséquent, elle pourrait présenter un risque pour la santé humaine. Des preuves scientifiques toujours plus nombreuses indiquent qu’il existe un lien entre la paratuberculose des cheptels laitiers et la maladie de Crohn chez les humains. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique incurable de l’intestin.

Impact économique
La paratuberculose chez les animaux d’élevage domestiques peut être responsable de pertes économiques importantes en raison de plusieurs facteurs, tels que la réduction de la production, l’abattage prématuré et les coûts vétérinaires. Aux États-Unis, la paratuberculose est une préoccupation croissante pour l’industrie bovine car la présence de la maladie a un impact sur la commercialisation internationale des bovins et des produits dérivés, provoquant des pertes financières pour les producteurs. Par conséquent, un programme volontaire de statut de la maladie de Johne pour le bétail (VJDHSP) a été établi. En avril 2002, le service vétérinaire de l’USDA-APHIS a incorporé des parties de ce programme dans les normes de son programme national.

Au sein de l’Union européenne, il n’existe aucun programme officiel ; toutefois, des politiques spécifiques aux pays s’appliquent.

L’Australie a un programme national de contrôle de la maladie de Johne (NJDCP) qui vise à en réduire la propagation et l’impact. C’est un programme coopératif impliquant les industries d’élevage australiennes, le gouvernement et les professions vétérinaires. Animal Health Australia gère le programme au nom de ces parties prenantes.

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Gastroentérite néonataleRetour

Épidémiologie
La diarrhée est une cause majeure de mort chez les veaux et d’autres jeunes ruminants. Cette forme de gastroentérite néonatale est causée par l’ingestion de micro-organismes qui atteignent l’intestin. De nombreux micro-organismes différents peuvent être responsables de la diarrhée néonatale, notamment des virus (rotavirus, coronavirus), des bactéries (salmonelles, Escherichia coli K99 entérotoxinogène) et des protozoaires (Cryptosporidium parvum, coccidia).

Signes
Une infection virale est souvent la voie ouverte à une superinfection bactérienne, qui exacerbe le problème et compromet le résultat. Les premiers signes de diarrhée sont une perte de l’appétit, une rétraction et une raideur abdominales et une léthargie. Chez les animaux, la diarrhée peut rapidement conduire à une déshydratation suivie d’une paralysie, d’une déficience circulatoire et de la mort.

Tests en laboratoire requis pour le diagnostic
L’agent responsable de la diarrhée du veau ne peut pas être identifié uniquement sur la base des symptômes ; des tests en laboratoire sont nécessaires. La meilleure prophylaxie contre la diarrhée néonatale est de s’assurer que le veau reçoit une dose adéquate de colostrum dès que possible après la naissance.

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Virus de l’herpès ovin de type 2 (coryza gangréneux)Retour

Épidémiologie
Le coryza gangréneux est une maladie des grands ruminants et des porcs ; il se caractérise par une fièvre élevée et est généralement mortel. Le coryza gangréneux est provoqué par un virus qui appartient au genre Rhadinovirus (de la famille des Herpesviridae), particulièrement, un des deux différents virus de l’herpès gamma. L’hôte naturel du virus de l’herpès alcélaphine 1 (AIHV-1) est le gnou, chez lequel l’infection est silencieuse. La maladie apparaît dans diverses régions d’Afrique et chez une grande variété d’espèces de ruminants dans les parcs zoologiques. Le virus de l’herpès ovin 2 (OvHV-2) est prévalent dans toutes les races de moutons d’élevage, chez lesquels il cause une infection subclinique.

Signes
Présente dans la plupart des régions du monde, les manifestations cliniques de la maladie peuvent varier énormément, d’une forme aigüe avec des symptômes légers à une forme plus typique avec une fièvre importante, une ulcération érosive de la muqueuse gastro-intestinale, une kérato-conjonctivite avec opacité cornéenne et des sécrétions oculaires et nasales importantes.

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Fièvre de la vallée du Rift (FVR)Retour

Présentation
La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est classée comme bunyavirus ; il s’agit d’une maladie zoonotique aigüe qui affecte les ruminants dans toute la péninsule arabique, l’Afrique et Madagascar. Pendant les périodes d’épidémie, on peut noter des taux élevés d’avortement et de mortalité chez les jeunes animaux, et les humains peuvent souvent connaître une maladie similaire à la grippe.

La FVR peut être transmise par les mouvements des animaux infectés par le virus ou par diverses espèces de moustiques transportés par le vent. Les cas de FVR atteignent généralement leur pic pendant l’été, et, en général, dès les premiers signes de gel, les insectes vecteurs et la maladie disparaissent. Dans les régions plus chaudes, la maladie et les vecteurs peuvent être présents toute l’année.

Signes
Les signes courants de la FVR peuvent inclure une léthargie, de la fièvre, un refus de s’alimenter, des douleurs abdominales, une jaunisse et de la diarrhée. Dans certains cas, l’avortement peut être le seul signe d’infection montré par l’animal.

Risque sanitaire humain
Il est possible que les humains soient infectés par la FVR par contact avec des tissus d’animaux infectés, ou par des fœtus avortés, des piqûres de moustiques ou des aérosols sanguins générés lors de l’abattage d’un animal infecté.

RotavirusRetour

Présentation
Le rotavirus bovin fait partie de la famille virale des Reoviridae et, avec le coronavirus, il est responsable de >50 % des problèmes de diarrhée chez les veaux. Alors que le rotavirus est courant dans les troupeaux de bovins, d’autres animaux comme les porcs, les poulets, les moutons, les chevaux et les lapins sont également sensibles à la maladie.

Le virus pénètre par l’intestin grêle, en attaque les villosités et rend l’absorption de matériaux difficile dans le corps de l’animal. Cet état se traduit par une perte d’eau des cellules épithéliales et du corps, provoquant une déshydratation et, potentiellement, la mort en cas de déshydratation et d’amaigrissement importants.

La transmission est généralement favorisée lorsqu’un animal sain a un contact oral avec des excréments infectés et de la nourriture contaminée, ou si les animaux vivent dans des lieux à l’hygiène médiocre. Les vaches montrant des signes et des symptômes peuvent conserver le virus jusqu’à une semaine, alors que certaines vaches peuvent être réinfectées et conserver le virus tout au long de leur vie en restant asymptomatiques.

Signes
Le signe principal du rotavirus est une diarrhée liquide et souvent jaune qui contient des muqueuses, du sang ou les deux. En outre, l’animal peut se montrer léthargique et se désintéresser de son alimentation ou de sa boisson, ce qui peut entraîner une déshydratation, de légère à grave, en fonction de l’animal et des circonstances.

Risque pour la santé humaine
Les souches de rotavirus bovin et humain sont spécifiques à leurs hôtes et ne sont pas considérées comme représentant un risque de transmission d’une espèce à une autre.

Impact économique
Une perte économique importante peut se produire en raison de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité des ruminants nouvellement nés, des coûts de traitements et de la réduction des taux de croissance.

Virus de SchmallenbergRetour

Épidémiologie
Le virus de Schmallenberg appartient à la famille des Bunyaviridae, genre Orthobunyaviridae, et il est très proche des virus Akabane, Aino, et Shamonda. Ce virus a été identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne. Il a été trouvé dans plusieurs échantillons provenant d’hôtes bovins et ovins montrant des symptômes atypiques, non caractéristiques de maladies connues à l’époque.

Signes
Ce virus provoque des symptômes cliniques faibles qui affectent la santé générale de l’animal, comme l’hyperthermie, la perte d’appétit, une baisse de la production de lait et, dans certains cas, la diarrhée. L’infection des ruminants femelles pendant la gestation peut également entraîner la naissance d’animaux avec des malformations (par ex. hydrocéphales).

Diagnostics
L’utilisation de la cervelle d’un fœtus avorté permet de détecter ce virus de façon optimale, mais le virus peut également être détecté dans le sang, le sérum et la rate (FLI – laboratoire de référence national allemand).

ToxoplasmoseRetour

Présentation
La toxoplasmose est due à la présence du parasite protozoaire Toxoplasma gondii, qui appartient à la famille des Sarcocystiidae. Les infections au Toxoplasma sont largement répandues chez les humains et de nombreuses autres espèces animales à sang chaud, notamment les porcs, les moutons et les chèvres. Il existe des cas dans le monde entier ; toutefois, la prévalence dans les populations humaines et animales varie beaucoup d’un pays à l’autre.

Les infections peuvent apparaître en cas de consommation de viandes crues ou insuffisamment cuites qui contiennent des kystes tissulaires et des tachyzoïtes, ou de denrées alimentaires ou d’eau contaminées par des ookystes. La viande et les produits carnés infectés au Toxoplasma sont considérés comme une source importante d’infection humaine.

Signes
Les signes cliniques comprennent fièvre, diarrhée, toux, dyspnée, ictère, attaques et mort. T gondii est également une cause importante d’avortement et de mortinaissance chez les moutons et les chèvres, et quelquefois chez les porcs. Après infection d’une brebis en période de gestation, les tachyzoïtes se répandent par voie sanguine vers les cotylédons placentaires, ce qui entraîne une nécrose. Les tachyzoïtes peuvent aussi atteindre le fœtus, ce qui provoque la nécrose de nombreux organes.

Risque sanitaire humain
Chez les humains, les infections au toxoplasma sont également asymptomatiques dans la plupart des cas. Les signes cliniques apparaissent principalement chez les individus immunodéprimés chez lesquels une infection peut être la cause d’une maladie neurologique grave. De récentes études ont démontré, cependant, que les personnes immunocompétentes peuvent développer une toxoplasmose clinique plus fréquemment qu’on ne le pensait jusque-là. Le panel des dangers biologiques considère que la toxoplasmose est une maladie insuffisamment détectée et insuffisamment déclarée dans l’Union européenne (Journal EFSA 2007 ; 583 : 1-64), et a récemment classé “Toxoplasma gondii et Escherichia coli producteur de vérocytotoxine (VTEC) pathogène comme les dangers biologiques qui justifient le plus l’inspection de la viande de mouton et de chèvre” (Journal EFSA 2013 ; 11(6) : 3265).

L’Institut des agents pathogènes émergents de l’université de Floride classe la toxoplasmose en deuxième position dans les charges de santé publique parmi les infections dues aux denrées alimentaires, dans sa publication “Classement des risques : Les 10 combinaisons de denrées alimentaires pathogènes qui représentent la plus grosse charge pour la santé publique”.

Impact économique
En raison du risque d’infection humaine, l’industrie de production de viande peut être gravement touchée lorsqu’une infection au toxoplasma se déclare. La surveillance et le diagnostic des troupeaux de porcs, de moutons et de chèvres peuvent facilement être effectués en réalisant des tests visant à identifier les anticorps du Toxoplasma dans le sérum et le plasma des animaux ou dans le jus de viande.

La présence de Toxoplasma chez les petits ruminants provoque la perte de troupeaux en raison des avortements, des mortinaissances et de la naissance d’agneaux faibles. La mise en œuvre de mesures appropriées – en fonction des résultats des tests – peut améliorer considérablement l’état de santé d’un troupeau.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

Encéphalopathie spongiforme transmissibleRetour

Présentation
Les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) sont des maladies infectieuses du cerveau qui affectent les espèces animales sous diverses formes, comme l’encéphalopathie spongiforme bovine (bétail), la tremblante (chèvre et mouton) et la maladie débilitante chronique (cervidés). Ces maladies sont causées par des protéines de prion modifiées qui sont résistantes aux produits chimiques et à la chaleur et qui ne se décomposent pas facilement de manière biologique ; elles survivent souvent dans le sol pendant plusieurs années.

Ces maladies sont déclarées dans le monde entier, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) se trouvant le plus fréquemment en Europe, et la maladie débilitante chronique des cervidés étant plutôt présente en Amérique du Nord. Les EST provoquent une dégénération lente du système nerveux central qui conduit finalement à la mort d’un animal ; il s’écoule généralement un laps de temps assez important entre le moment où l’animal est infecté et celui où il montre les premiers symptômes. À titre d’exemple, au point d’infection, le bétail peut ne pas montrer de symptômes cliniques pendant une période pouvant atteindre 6 ans, et les moutons peuvent ne montrer aucun signe d’infection pendant une durée pouvant atteindre 4 ans.

La transmission de l’ESB dans le bétail se fait par ingestion de nourriture contenant des os et de la viande contaminés. La transmission ne semble pas se produire naturellement entre les animaux d’un troupeau, bien que quelques preuves suggèrent qu’il peut y avoir un risque associé à la mère pour les veaux nés de vaches infectées. Alors que les détails de la pathogénèse sont inconnus, des études ont démontré qu’une fois que l’agent pathogène est entré dans l’animal par voie orale, il se reproduit dans les plaques de Peyer dans l’iléon et migre vers le système nerveux central par les nerfs périphériques.

Signes
Les signes cliniques de l’EST sont souvent subtils et peuvent inclure nervosité, agressivité, port de tête bas, ataxie et tremblements, ainsi qu’une baisse de la sensibilité au toucher (hyperesthésie). Les animaux peuvent aussi être réticents à la traite et connaissent une perte de poids et une réduction de leur production de lait.

Risque sanitaire humain
Les humains peuvent développer une forme d’EST connue sous le nom de maladie de Creutzfeldt-Jakob (vCJD) en consommant des produits alimentaires qui ont été contaminés par l’encéphalopathie spongiforme bovine. Des initiatives sont en place pour retirer les tissus bovins à haut risque de la chaîne alimentaire humaine ; par ailleurs, pour les produits contenant des protéines bovines (cosmétiques, produits pharmaceutiques, etc.), des mesures ont été instituées pour aider à garantir que les matières premières proviennent de régions exemptes d’ESB.

Impact économique
Les EST peuvent contribuer à des pertes économiques importantes, soit en raison de l’abattage d’animaux lié à des cas d’ESB ou de tremblante, soit en raison de la destruction de matières à risque spécifiées (MRS) dérivés de ruminants (bovins, moutons et chèvres), soit en raison de l’impact que les restrictions des exportations dans les zones affectées peuvent avoir sur l’industrie de la viande dans son ensemble.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.