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Maladies à la une


Toutes les maladies triées par ordre alphabétique


Peste porcine africaine (PPA)

Aperçu
La PPA est provoquée par le virus de la peste porcine africaine (VPPA). Le VPPA infecte les cochons domestiques, les phacochères et les potamochères. La transmission se produit par contact direct entre des animaux sains et malades, ou par contact indirect par le biais d’aliments infectés, ainsi que par des vecteurs biologiques (tiques molles).

Cette maladie est endémique dans l’hémisphère sud de l’Afrique, ainsi que dans la péninsule ibérique et en Sardaigne. Des épidémies sporadiques se sont produites dans d’autres pays européens (Belgique en 1985, Pays-Bas en 1986) et hors de l’Europe (Caraïbes, Brésil).

Signes
La PPA existe en formes suraigües, aigües, subaigües et chroniques, et les taux de mortalité varient de 0 à 100 % en fonction de la virulence du virus qui infecte les cochons. La maladie aiguë est caractérisée par une courte période d’incubation de 3 à 7 jours, suivie d’une fièvre élevée (pouvant atteindre 42°C) et du décès dans les 5 à 10 jours.

Les signes cliniques les moins variables sont la perte d’appétit, la dépression et la position couchée. Les autres signes incluent une hyperémie de la peau des oreilles, de l’abdomen et des pattes, une détresse respiratoire, des vomissements, des saignements du nez ou du rectum et parfois de la diarrhée. L’avortement est parfois le premier événement observé dans une épidémie. La maladie chronique est caractérisée par un amaigrissement, un gonflement des articulations et des problèmes respiratoires. Cette forme de la maladie est rarement observée lors des épidémies.

Risque pour la santé humaine
La PPA ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
L’effet sur le cheptel porcin peut varier en fonction de la souche, d’un taux de mortalité proche de 100 % à des cas d’isolats à faible virulence qui peuvent être difficiles à diagnostiquer. En cas d’épidémie dans une région ou un pays, les incidences financières et physiques peuvent être dévastatrices pour l’industrie porcine et les industries connexes.

Lors d’épidémies à Malte et en République dominicaine, par exemple, les cheptels porcins de l’ensemble de ces pays ont été entièrement décimés.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.


Maladie d’Aujeszky

Aperçu
La maladie d’Aujeszky est une maladie virale et contagieuse provoquée par un virus de l’herpès appelé le virus de la pseudorage (VPR). Sa forme la plus courante est un syndrome fébrile aigu qui affecte principalement les cochons (le foyer principal du virus) bien que de nombreuses autres espèces animales soient également vulnérables.

Le virus se propage vers les voies aériennes, le système nerveux et, chez les truies, le fœtus. Il est très répandu dans le monde et ses effets ont une incidence économique considérable.

Signes
L’image clinique dépend de l’âge de l’animal infecté et de son développement physiologique. Chez les porcelets, le virus cause des problèmes nerveux (marche circulaire et crises) suivis d’un décès peu après. Chez les animaux en pleine croissance, les effets principaux sont des problèmes respiratoires et gastro-intestinaux, avec un retard de croissance. Chez les truies, on observe des problèmes de reproduction, comme l’avortement, le retour de chaleurs et des portées plus petites. L’animal est infecté par exposition au virus en suspension dans l’air ; le virus peut ensuite demeurer latent dans le corps, prêt à se réactiver ultérieurement en période de stress ou d’immunosuppression.

Risque pour la santé humaine
À de rares occasions, la maladie d’Aujeszky peut être transmise d’un animal infecté aux humains.

Impact économique
Une infection à large échelle du VPR dans les cheptels porcins peut entraîner de graves pertes économiques pour l’industrie porcine. Pour minimiser les dommages économiques potentiels provoqués par une épidémie de cette maladie, il est essentiel de procéder à des tests sensibles et spécifiques pour une détection précoce du virus afin d’empêcher la propagation de l’infection.

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Brachyspirose

Épidémiologie
Une bactérie mobile en forme de spirale est l’agent responsable de la dysenterie porcine (également appelée diarrhée hémorragique ou entérite hémorragique). Elle infecte les porcs mais peut également causer une infection asymptomatique passagère d’autres espèces animales, comme les rats, les souris, les chiens et les oiseaux s’ils entrent en contact avec des excréments de cochons.

Cette maladie est observée dans tous les pays faisant l’élevage des porcs. Elle affecte principalement les cochons en phase d’engraissement, bien que les truies et les porcelets sevrés puissent également manifester des symptômes. La voie de contamination la plus courante est l’introduction d’un animal infecté dans une unité, mais les souris peuvent également jouer un rôle important car elles peuvent contracter l’infection à partir d’un petit inoculum (102 UFC), puis continuer d’excréter la bactérie pendant six mois.

Signes
Les principaux symptômes de la brachyspirose sont la diarrhée, la perte de poids, un retard de croissance et, dans les cas les plus graves, la déshydratation.

Impact économique
La dysenterie porcine a de graves répercussions économiques à cause de son taux de mortalité (jusqu’à 50 % dans une unité donnée), et bien plus encore à cause du retard de croissance (l’abattage peut être retardé de 28 jours) et du coût de traitement. En outre, les animaux guéris représentent une menace dans la mesure où ils peuvent toujours excréter la bactérie.

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Peste porcine classique (PPC)

Aperçu
La PPC est considérée comme la seconde maladie la plus grave de toutes les maladies contagieuses affectant les porcs et les sangliers sauvages, après la fièvre aphteuse. Elle représente une menace grave pour la production porcine avec de sérieuses conséquences socio-économiques.

La maladie est provoquée par un virus ARN enveloppé appartenant au genre Pestivirus de la famille des Flaviviridae. La PPC ne peut être transmise aux humains et se manifeste de différentes façons en fonction de la virulence du virus à l’origine de l’infection et du stade de développement de l’animal.

Dans tous les cas, les tests de laboratoire (virologie et/ou sérologie) sont essentiels pour confirmer ou infirmer une suspicion de PPC.

Signes
Une forme suraigüe peut provoquer le décès dans les 48 heures, pratiquement sans signe visible, mais la forme aigüe la plus courante comprend une phase initiale caractérisée par une fièvre élevée (jusqu’à 42 °C) durant laquelle l’animal est léthargique, cesse de s’alimenter et développe une conjonctivite avec des écoulements oculaires purulents.

Cette maladie provoque également des problèmes gastro-intestinaux et respiratoires, un déséquilibre hématologique et des troubles neurologiques. L’animal décède au bout de 5 à 15 jours. Certains de ces signes peuvent être confondus avec ceux de nombreuses autres maladies porcines, ce qui rend la PPC difficile à diagnostiquer.

La forme chronique de la maladie est encore plus insidieuse car les signes sont légers et les animaux infectés peuvent survivre pendant des semaines, voire des mois. Qui plus est, la présence d’autres maladies ou infections concomitantes peut compliquer le diagnostic différentiel.

Risque pour la santé humaine
Le virus de la peste porcine classique (VPPC) ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La présence du VPPC dans les cheptels porcins peut avoir un impact économique grave sur l’industrie de la viande suite à d’innombrables décès d’animaux ayant succombé à la maladie et aux restrictions commerciales sur les exportations de viande.

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Cryptosporidiose

Aperçu
La cryptosporidiose est provoquée par des parasites intestinaux microscopiques qui sont excrétés par les fèces d’un animal infecté. Présents dans le monde entier, ces parasites interagissent fréquemment avec d’autres entéropathogènes pour provoquer diarrhée et lésions intestinales chez les animaux de fermes néonatals tels que les porcelets, les chevreaux, les agneaux et les poulains. Des études ont démontré que les infections se développant avec d’autres agents pathogènes tels que le coronavirus et le rotavirus peuvent entraîner des diarrhées plus graves.

Alors que les taux de mortalité due à la cryptosporidiose sont généralement bas, elle peut être fatale en cas de complications dues à d’autres facteurs comme par exemple un animal rencontrant une baisse d’énergie résultant d’une faible consommation de colostrum ou de lait, des infections parallèles, ou des refroidissements causés par des conditions climatiques défavorables.

La transmission de la maladie peut également se faire directement d’un animal à un autre, ou indirectement à partir de contaminants de l’environnement, de contamination fécale de l’approvisionnement en eau ou en aliments pour animaux, ou de transmission humaine. Une infection des veaux peut être détectée dès l’âge de 5 jours ; la diarrhée se déclarant entre 5 et 15 jours. Chez les petits ruminants, l’infection peut être associée avec de graves crises de diarrhée, se traduisant par des taux élevés de mortalité chez les agneaux âgés de 4 à 10 jours, et chez les chevreaux âgés de 5 à 21 jours.

Bien que la cryptosporidiose ne soit généralement pas considérée comme un agent pathogène entérique important chez les porcs, des infections peuvent être observées sur une plage plus étendue de maturité (de 1 semaine à l’âge de mise sur le marché), et peut contribuer à une diarrhée de malabsorption après le sevrage chez les porcs infectés. La cryptosporidiose est moins fréquente chez les poulains mais, lorsque des infections se produisent, elles se déclarent habituellement à un âge compris entre 5 et 8 semaines.

Signes
Les signes de cryptosporidiose peuvent comprendre une diarrhée qui persiste pour plusieurs jours, une perte de poids importante, un amaigrissement, de l’apathie, de l’anorexie et de la déshydratation.

Risque pour la santé humaine
Le Cryptosporidium peut être une cause non virale courante de diarrhée chez les personnes immunocompétentes (par ex. les enfants) et peut avoir un effet grave sur la santé des personnes immunodéprimées. Les animaux infectés peuvent transmettre la maladie directement aux humains ; la cryptosporidiose risque également d’être transmise par les eaux de surface et les eaux potables qui ont été contaminées par les excréments d’un animal infecté.


Fièvre aphteuse (FMD)

Aperçu
La FMD est une maladie virale extrêmement contagieuse qui affecte tous les animaux à sabots fendus ; elle est répandue dans le monde entier. La FMD ne peut pas être différenciée cliniquement d’autres maladies de la vésicule telles que la maladie vésiculeuse du porc (SVD). Le virus appartient au genre Apthovirus de la famille des Picornaviridae. Il existe sept sérotypes du virus de la FMD : O, A, C, SAT-1, SAT-2, SAT-3 et Asie 1. L’infection par l’un des sérotypes ne procure pas d’immunité contre d’autres sérotypes.

Parmi les espèces domestiques, les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres sont sensibles à la FMD.

Signes
Les signes cliniques de la FMD sont l’apparition de vésicules (petites ampoules) sur les pieds, à l’intérieur et autour de la cavité buccale et sur les glandes mammaires des femelles. Ces vésicules peuvent aussi apparaître à l’intérieur des naseaux et aux points de pression sur les membres, particulièrement chez les porcs.

La transmission se produit généralement par contact entre animaux infectés et sensibles. Le virus peut être excrété dans l’air pendant la phase aigüe d’infection.

Risque pour la santé humaine
La FMD ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La présence de la FMD est une menace économique très importante pour la subsistance de l’industrie de l’élevage en raison de l’abattage de troupeaux et de la restriction des exportations de viande en provenance des zones affectées.

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Virus de l’hépatite E (VHE)

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Le VHE appartient à la famille des Hepeviridae. Il est composé d’un sérotype réparti en quatre génotypes. Il a été prouvé que seuls les génotypes 3 et 4 infectent les cochons. Le génotype 3 est le génotype le plus fréquemment rencontré chez les cochons dans les pays industrialisés.

Les infections chez les cochons sont principalement asymptomatiques. Les cochons excrètent le virus par l’urine et les excréments. Il a été prouvé que le virus s’accumule dans le tissu musculaire et dans plusieurs organes chez les cochons.

Signes
Les signes potentiels du virus incluent de l’anorexie, de l’asthme, une fièvre élevée (environ 41 °C) et des symptômes neurologiques significatifs.

Risque pour la santé humaine
Chez les humains, les infections au HEV peuvent suivre une voie asymptomatique ou subclinique, mais elles peuvent également devenir aigües. L’hépatite E aiguë est une maladie grave ; sa manifestation clinique est comparable à celle de l’hépatite A, avec un taux de mortalité estimé entre 0,5 % et 4,0 %.

Chez les humains, on a longtemps pensé que les infections au HEV se produisaient uniquement chez les voyageurs visitant les régions endémiques du HEV. Néanmoins, au cours des dernières années, un nombre croissant d’infections sporadiques au HEV dans des régions non endémiques ont été signalées, qui ne peuvent être associées aux voyages, et une accumulation de preuves indique une transmission des cochons d’élevage aux humains. La plupart des pays n’ont qu’une connaissance limitée de la prévalence des infections au HEV chez les cochons et, par conséquent, du risque pour les consommateurs. C’est pourquoi il est essentiel d’obtenir plus d’informations et de mettre en place des stratégies de contrôle afin de s’atteler aux problèmes de sécurité alimentaire potentiels à un stade précoce.

Impact économique
La plupart des infections chez les cochons sont subcliniques et l’impact économique est faible pour les éleveurs de porcs. Les infections au HEV chez les cochons représentent une menace potentielle pour la sécurité alimentaire. Des informations complémentaires sont requises concernant son impact sur les coûts des soins de santé publique.

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Lawsonia intracellularis

Épidémiologie
L. intracellularis est un bacille gram-négatif intracellulaire obligatoire, qui est l’agent infectieux de l’entérite proliférative (EP). L’EP est extrêmement courante chez les cochons, mais elle peut également affecter les chevaux, les chiens et les lapins. Chez les cochons, l’EP frappe souvent les animaux âgés de 6 à 20 semaines, mais elle peut également toucher des animaux plus jeunes ou des animaux âgés de plusieurs années.

L’EP est habituellement chronique, et provoque une diarrhée de couleur grise et un retard de croissance. Les formes aiguës vont parfois de pair avec des saignements gastro-intestinaux (selles noires et molles) suivis de la mort. L’EP est observée chez les cochons partout dans le monde entier ; son impact économique est majeur.

Signes
L’EP correspond à un ensemble de troubles caractérisés par un épaississement de la muqueuse de l’intestin grêle (et parfois du côlon) suite à la prolifération de cellules épithéliales intestinales. L’épithélium qui en résulte est immature, sans cellules caliciformes, et signale parfois une lésion traumatique des muqueuses.

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Mycoplasma hyopneumoniae (M.hyo)

Aperçu
Mycoplasma hyopneumoniae est présent dans le monde entier et provoque une pneumonie infectieuse chronique chez les cochons qui est caractérisée par une toux sèche persistante, une réduction du taux de croissance et une détresse respiratoire sporadique. M. hyopneumoniae peut se transmettre par les femelles, les cohortes ou l’exposition à d’autres cochons plus âgés, ainsi que par la toux et le contact nez à nez avec des porteurs infectés.

Signes
La toux est le premier symptôme de M. hyopneumoniae, et dans les troupeaux où la maladie est endémique, le taux de morbidité est élevé, mais le taux de mortalité est en général faible.

Risque pour la santé humaine
M. hyopneumoniae ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
M. hyopneumoniae peut constituer un lourd fardeau économique, notamment lorsque le virus de la grippe porcine (SIV) ou le syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) est endémique.

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Mycobacterium avium

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Mycobacterium avium appartient au complexe M. avium (MAC), qui est composé de 28 sérotypes. Les sérotypes 1-6, 8-1 et 21 appartiennent au M. avium sous-esp. avium (MAA), dont la plupart peuvent infecter les humains ainsi que les cochons. Les infections au MAA chez les cochons sont principalement subcliniques. Les seuls signes visibles sont des lésions granulomateuses qui apparaissent dans les ganglions lymphatiques de la plupart des animaux.

À l’heure actuelle, le diagnostic des infections au MAA chez les cochons repose sur la palpation et l’incision de ganglions lymphatiques au moment de l’abattage. Cette méthode traditionnelle comporte un désavantage, car le MAA a été isolé de ganglions lymphatiques sans lésions ; ces animaux infectés ne sont donc pas détectés. Qui plus est, les infections par des espèces non mycobactériennes telles que Rhodococcus equi peuvent également former des lésions granulomateuses et ainsi conduire à mal diagnostiquer des animaux. En outre, la méthode de détection actuelle est fastidieuse et chronophage.

La surveillance fondée sur les risques pour le MAA, basée sur la sérologie, peut améliorer le contrôle du MMA et, par conséquent, améliorer l’état de santé du troupeau en matière de M. avium. Grâce aux tests sérologiques, les infections au MAA dans les troupeaux peuvent être contrôlées de manière nettement plus rentable et efficace qu’en choisissant la méthode traditionnelle.

Signes
Les signes généralisés comprennent un amaigrissement progressif, une léthargie, un affaiblissement, de l’anorexie et une fièvre légère et fluctuante.

Risque pour la santé humaine
Plusieurs études suggèrent une transmission zoonotique des cochons aux humains, au cours de laquelle l’agent pathogène peut entraîner un large éventail de symptômes chez les individus immunodéficients et une maladie pulmonaire chez les humains immunocompétents.

Impact économique
La plupart des infections chez les cochons sont subcliniques et l’impact économique est faible pour les éleveurs de porcs. Des informations complémentaires sont requises concernant la prévalence des infections au MMA chez les humains ainsi que l’impact sur les coûts des soins de santé publique.

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Pasteurellose

Épidémiologie
Pasteurella multocida est un coccobacille non mobile, sans spores, encapsulé et gram-négatif. Il s’agit de l’espèce la plus importante en médecine vétérinaire. C’est un parasite ou un saprophyte des muqueuses respiratoires et digestives de plusieurs espèces animales. En règle générale, il devient pathogène en période de stress.

Répandue dans le monde entier, cette espèce provoque le choléra aviaire, la rhinite atrophique chez les cochons, les lapins et les petits ruminants, la septicémie hémorragique chez les bovidés, la pneumonie chez les ruminants et les cochons et des problèmes respiratoires chez les carnivores, les rongeurs et les lagomorphes. Le P. multocida toxinogène (dermato-nécrotique) exprime une protéine qui dégrade le tissu conjonctif dans les voies respiratoires des cochons et des lapins.

Signes
Les principaux symptômes de la brachyspirose sont la diarrhée, la perte de poids, un retard de croissance et, dans les cas les plus graves, la déshydratation.

Impact économique
La dysenterie porcine a de graves répercussions économiques à cause de son taux de mortalité (jusqu’à 50 % dans une unité donnée), et bien plus encore à cause du retard de croissance (l’abattage peut être retardé de 28 jours) et du coût de traitement. En outre, les animaux guéris représentent une menace dans la mesure où ils peuvent toujours excréter la bactérie.

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Parvovirose

Épidémiologie
La SMEDI (mortinatalité, momification, décès embryonnaire et infertilité) est une maladie contagieuse courante chez les porcs qui est observée dans de nombreux pays partout dans le monde. Elle est provoquée par le parvovirus porcin (PPV) à ADN simple brin, qui appartient à la famille des Parvoviridae. L’infection commence dans un ou plusieurs fœtus avant de se répandre à l’intérieur de l’utérus à la majorité de la portée ; ainsi, des porcelets vivants peuvent naître avec des fœtus momifiés.

Signes
Après l’infection d’une truie gestante naïve, le PPV provoque des problèmes de reproduction avec une mortinatalité, une momification, un décès embryonnaire, une infertilité, un retour irrégulier de chaleurs et une petite portée.

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Circovirus porcin de type 2 (PCV2)

Épidémiologie

Le PCV2 est un virus à ADN classé dans le genre Circovirus de la famille des Circoviridae. Ce virus est désormais reconnu comme l’agent infectieux principal impliqué dans le développement du syndrome de dépérissement post-sevrage multisystémique (SDPM). Le PCV2 est excrété principalement dans les excréments et l’urine, mais on le trouve également dans les sécrétions bronchiques et nasales. Sa transmission est avant tout horizontale par le biais de porteurs sains et d’animaux malades.

Signes
Les signes principaux sont un amaigrissement, un essoufflement, une diarrhée et une jaunisse, qui sont souvent liés aux bactéries super-infectieuses. Le SDPM concerne les porcelets sevrés âgés de 5 à 18 semaines, mais des problèmes de reproduction ont également été observés chez les truies, notamment l’avortement, la mortinatalité et l’accouchement prématuré.

Prévalence et impact sur le troupeau
Le SDPM est répandu dans le monde entier (de nombreux pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie) et provoque de lourdes pertes économiques compte tenu de son impact sur les performances d’élevage.

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Diarrhée épidémique porcine (DEP)

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Le virus de la diarrhée épidémique porcine (DEP) est le plus répandu en Chine et dans les pays européens ; il a été diagnostiqué pour la première fois aux États-Unis en avril 2013. La maladie touche uniquement les cochons, et elle est provoquée par un coronavirus semblable à celui qui est responsable de la gastroentérite transmissible (GET). Le virus endommage les villosités intestinales de l’animal en produisant des éclosions de diarrhées aigües et graves qui sont rapidement transmises entre des cochons de tout âge. Chez les populations sensibles, les poussées aigües de diarrhées peuvent affecter jusqu’à 100 % des truies et peuvent se solder par deux scénarios cliniques : Le type I de la DEP, qui touche les porcs en croissance, et le type II de la DEP, qui touche les animaux de tout âge, des cochons de lait aux truies matures. La diarrhée peut persister jusqu’à 14 jours et peut contribuer à des taux de mortalité de 60 à 100 % chez les cochons de lait.

La transmission se fait principalement par voie oro-fécale directe, et aucun vecteur ou réservoir n’a été impliqué dans sa propagation. Il est également possible que la maladie se transmette indirectement par des vêtements, ainsi que par des véhicules privés ou des transports en commun.

Signes
Les signes cliniques de la DEP ressemblent étroitement à une épidémie de GET, et incluent, en règle générale, une diarrhée aqueuse chez les cochons, ainsi que des vomissements, de la fièvre, de la colique et le décès en fonction de l’âge de l’animal. La DEP se répand habituellement plus lentement dans les exploitations agricoles que la GET, et la maladie est associée à une période d’incubation plus longue de 3 à 4 jours. Bien que la DEP et la GET soient provoqués par des coronavirus similaires, une immunité croisée n’est pas obtenue en cas d’infection par l’un des virus.

Risque pour la santé humaine
La DEP ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La diarrhée épidémique porcine peut générer des pertes économiques importantes car la maladie est hautement infectieuse et peut causer des décès et des chutes de production substantiels chez les cochons. Qui plus est, des pertes financières peuvent également apparaître, en raison des coûts de traitement et de biosécurité. Les consommateurs peuvent également subir une charge économique sous la forme de prix supérieurs pour les produits à base de porc.

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Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP)

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Le SDRP est une maladie hautement contagieuse observée chez les porcs (cochons et sangliers). Elle est provoquée par un virus appartenant à la famille des Arterivirus qui contient également les agents responsables de l’artérite équine et de la fièvre hémorragique simienne. Le SDRP est un petit virus à ARN enveloppé (50 à 60 nm) avec au moins deux protéines de membrane différentes à sa surface, qui sont probablement les antigènes suscitant les réponses sérologiques détectées chez les cochons infectés.

Le virus du SDRP comporte une activité immunosuppressive et tue les macrophages dans le poumon, à l’intérieur duquel il se reproduit. Cela contribue probablement à affaiblir la résistance pulmonaire à d’autres virus et bactéries infectieux. Les particules virales sont sécrétées dans toutes les sécrétions corporelles, notamment les sécrétions nasales, les selles et le sperme, ainsi que dans le tissu fœtal avorté et le placenta. Cette maladie est répandue dans le monde entier et touche les cochons domestiques en particulier.

Signes
Le virus provoque des symptômes respiratoires et pseudo-grippaux, ainsi que des problèmes de fertilité, des avortements et la naissance d’avortons.

Risque pour la santé humaine
Le SDRP ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Le SDRP est l’une des maladies les plus dévastatrices, d’un point de vue économique, pour l’industrie porcine. La réduction des taux de reproduction et la baisse de performance en termes de gain de poids chez les animaux infectés peuvent mener à des pertes économiques considérables pour les exploitations agricoles.

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Coronavirus respiratoire porcin (CVRP)

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Le CVRP est un virus relativement récent, qui est d’abord apparu en Europe il y a près de 10 ans. Aujourd’hui, il concerne la plupart des pays du monde. Le CVRP est une maladie qui se propage par voie respiratoire et qui est capable de couvrir de longues distances ; par conséquent, il est difficile de protéger totalement les troupeaux.

Le CVRP infecte les cochons de tout âge car la transmission de la maladie se produit par contact direct ou par voie aérienne. Le déroulement et l’étendue de l’infection dans un troupeau peuvent être largement influencés par les saisons, la densité de la population porcine et la distance entre les exploitations agricoles.

Signes
Les cochons infectés par le CVRP peuvent manifester une toux passagère qui dure quelques heures. Bien que la maladie soit souvent observée dans des infections mixtes avec le SDRP, le mycoplasme et la grippe, des incertitudes demeurent quant au rôle éventuel que joue la maladie dans ces scénarios d’infection.

Risque pour la santé humaine
Le CVRP ne semble pas présenter de risque zoonotique.


Rotavirus

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Les rotavirus touchent les populations porcines du monde entier, provoquant de la diarrhée chez les porcelets allaités ou les cochons sevrés, ce qui peut causer une morbidité élevée et une faible mortalité si la diarrhée n’est pas aggravée par d’autres facteurs de santé. Cette infection associée à d’autres maladies diarrhéiques, comme la gastro-entérite transmissible ou la salmonellose, peut provoquer des signes cliniques plus extrêmes et des taux de mortalité supérieurs.

Les rotavirus sont différenciés par sept sérogroupes distincts d’un point de vue antigénique (A, B, C, D, E, F, G), quatre d’entre eux (A, B, C, E) touchant directement les porcs. Bien que le type A soit le plus connu et le plus prévalent de ces sérogroupes, le type C a également été associé à des épidémies. Il est fort probable que les rotavirus circulent constamment dans de larges troupeaux de porcs, dans lesquels les jeunes animaux sont exposés à la maladie par leur environnement contaminé ou parce que le virus est propagé par des porteurs infectés.

Le rotavirus est transmis par la voie oro-fécale et, une fois consommé, il circule vers l’intestin grêle, où il endommage les cellules épithéliales qui résident aux extrémités des villosités, ce qui entraîne une atrophie villositaire.

Signes
Le signe principal du rotavirus est une diarrhée de couleur blanche à jaune, qui dure en général plusieurs jours jusqu’à ce que le cochon développe une immunité active. Les signes supplémentaires peuvent inclure une déshydratation modérée et des vomissements. La morbidité varie et les taux de mortalité sont généralement faibles si les pratiques d’élevage et les conditions environnementales sont bonnes, mais ces taux peuvent augmenter en cas de mauvaises pratiques d’élevage, d’exposition au froid ou si une maladie concomitante est impliquée.

Risque pour la santé humaine
Le rotavirus est considéré comme étant zoonotique et peut être transmis aux humains.

Impact économique
Une morbidité accrue, une mortalité en hausse, des coûts de traitement et des taux de croissance en baisse à cause de la diarrhée porcine peuvent occasionner d’importantes pertes économiques.


Salmonellose

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La salmonellose est une infection provoquée par la bactérie Salmonella. La présence de la salmonellose a été identifié dans des pays du monde entier, mais elle semble être surtout présente dans les régions d’élevage intensif, et se rencontre particulièrement chez les cochons, les veaux et certains types de volailles.

La maladie peut affecter tous les animaux domestiques ; toutefois, les animaux jeunes, en gestation ou en lactation sont les plus sensibles à la maladie. Les signes cliniques qui peuvent être observés sont l’avortement, l’arthrite, les maladies respiratoires et une septicémie aigue. La maladie entérique, qui se présente le plus souvent comme une diarrhée contenant du sang et de l’eau avec de la pyrexie, est la manifestation clinique la plus courante.

De nombreux animaux, notamment les cochons, le bétail et la volaille, peuvent également être infectés sans afficher de signe clinique. Ces animaux peuvent avoir un rôle important lié à la propagation de l’infection entre les troupeaux et sont également une source de contamination alimentaire et d’infection humaine.

Signes
Les signes cliniques typiques peuvent inclure de la fièvre et une diarrhée aqueuse grave, rapidement suivies d’une déshydratation. La diarrhée est généralement putride et peut comporter du sang et du mucus. Les salmonelles produisent des toxines qui peuvent contribuer à endommager les intestins et avoir des effets systémiques. Si la muqueuse intestinale est suffisamment endommagée, les bactéries peuvent pénétrer dans le flux sanguin, ce qui provoque une septicémie, et les bactéries peuvent atteindre le cerveau, les poumons, les articulations, l’utérus (ce qui provoque l’avortement chez les vaches en gestation) et d’autres organes.

Risque pour la santé humaine
La salmonellose est l’une des maladies zoonotiques les plus importantes pouvant être responsable de symptômes cliniques graves chez les humains. Les cochons, les bovins, la volaille et les œufs ont été identifiés comme des sources importantes des infections à la Salmonella. L’existence de cette maladie présente des risques importants pour la santé humaine. Les infections à la Salmonella d’animaux prévus pour l’industrie alimentaire jouent un rôle important en matière de santé publique, car ces animaux sont considérés comme constituant la source majeure des infections humaines à la Salmonella.

Impact économique
La salmonellose a de graves répercussions économiques sur l’industrie de l’élevage bovin au niveau mondial. La mortalité du bétail, les coûts de traitement, l’avortement, la réduction de la production, le lait jeté et la baisse de confiance des consommateurs sont tous des éléments qui contribuent au coût de la Salmonella pour les industries bovines.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.


Delta-coronavirus porcin

Aperçu
Le delta-coronavirus porcin (SDCoV) est un nouveau virus observé pour la première fois chez les cochons à Hong Kong en 2012. La deuxième apparition de ce virus était aux États-Unis en février 2014.

Le SDCoV appartient à la même famille de virus que la diarrhée épidémique porcine (DEP) et la gastroentérite transmissible (GET). Le virus endommage les villosités intestinales de l’animal, réduisant ainsi la surface susceptible d’absorber, entraînant une perte de liquides et la déshydratation. L’immunité au colostrum protège les porcelets.

Signes
Le VDEP, le VGET et le SDCoV causent des maladies entériques aigües et contagieuses chez les porcs, caractérisées par la diarrhée, la fièvre et les vomissements. L’infection au SDCoV est cliniquement similaire à la DEP et à la GET, mais elle reste différente. Elle provoque des diarrhées et des vomissements dans toutes les classes d’âge et une mortalité chez les porcelets allaités, mais les taux de mortalité semblent être plus bas que dans les cas de DEP.

Les virus peuvent facilement être propagés par l’exposition aux vomissements et aux diarrhées contaminés dans le milieu environnant. C’est pourquoi contrôler la biosécurité en testant des échantillons environnementaux de fermes et de véhicules de transport améliorera la prévention des épidémies de maladies dans les fermes.

Risque pour la santé humaine
Le SDCoV ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
L’infection par le delta-coronavirus porcin peut générer des pertes économiques importantes, car la maladie peut causer des décès et des chutes de production substantiels chez les cochons. Qui plus est, des pertes financières peuvent également apparaître, en raison des coûts de traitement et de biosécurité. Les consommateurs peuvent subir une charge économique sous la forme de prix supérieurs pour les produits à base de porc.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.


Brachyspira hyodysenteriae / dysenterie porcine

Aperçu
Brachyspira hyodysenteriae provoque une maladie connue sous le nom de dysenterie porcine, une maladie diarrhéique mucohémorragique qui affecte le côlon des cochons. B. hyodysenteriae croît dans le côlon, provoquant une dégénérescence de la muqueuse superficielle, une hypersécrétion de mucus et des points de saignement multifocaux à la surface de la muqueuse. Une diarrhée se produit car la muqueuse ne parvient pas à réabsorber les sécrétions endogènes de l’intestin grêle.

B. hyodysenteriae peut être transmise par l’ingestion de selles infectées ou par la propagation de l’organisme dans les selles de cochons porteurs pendant de longues périodes.

Signes
En règle générale, les signes d’infection au B. hyodysenteriae incluent de la fièvre, une diarrhée mucoïde, de l’anorexie, de la déshydratation, un amaigrissement et une faiblesse extrême.

Risque pour la santé humaine
B. hyodysenteriae ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Une morbidité accrue, une mortalité en hausse, des coûts de traitement et des taux de croissance en baisse à cause de la diarrhée porcine peuvent occasionner d’importantes pertes économiques.


Grippe porcine

Épidémiologie
La grippe porcine est une infection virale extrêmement contagieuse chez les cochons. L’infection est transmise lorsqu’un animal entre en contact avec des sécrétions contenant des particules virales, notamment dans les aérosols produits par une toux, des éternuements et la projection de sécrétions nasales.

Signes
Le virus de la grippe porcine (SIV) provoque une maladie respiratoire caractérisée par une toux, des éternuements, des sécrétions nasales, une température rectale élevée, une léthargie, une respiration difficile et une perte d’appétit. Dans certains cas, l’infection au SIV peut provoquer des problèmes de reproduction et des avortements.

Les signes et l’excrétion nasale du virus peuvent commencer 24 heures après l’infection. Bien que le taux de mortalité ait tendance à rester faible, la morbidité peut atteindre jusqu’à 100 % et une surinfection bactérienne secondaire peut aggraver les signes de l’infection au SIV.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.


Maladie vésiculeuse du porc (SVD)

Aperçu
La SVD est une maladie extrêmement contagieuse chez les cochons et le virus qui en est la cause (SVDV) fait partie du genre Enterovirus de la famille des Picornaviridae. Bien que les symptômes de la maladie soient souvent modérés, la maladie figure sur la liste A de l’Office international des épizooties (OIE) car il est cliniquement impossible à distinguer de la fièvre aphteuse (FMD). Par conséquent, on suppose que les épidémies de la SVD sont provoquées par la FMD jusqu’à ce qu’un diagnostic en laboratoire prouve le contraire.

Le virus peut se propager dans l’environnement par des excrétions nasales et buccales et peut également se trouver dans les excréments.

Signes
En règle générale, la SVD est caractérisée par la présence de vésicules sur les bourrelets, sur les talons des pieds et parfois sur les lèvres, la langue, le groin et les mamelles des animaux infectés.

Risque pour la santé humaine
Le SVDV ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Une épidémie de SVD peut avoir un impact économique grave sur l’industrie de la viande à cause de la nécessité d’abattre les troupeaux infectés pour éradiquer la maladie. Il est probable que des restrictions commerciales temporaires sur les exportations de viande soient imposées.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.


Toxoplasmose

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La toxoplasmose est provoquée par le parasite protozoaire Toxoplasma gondii, qui appartient à la famille des Sarcocystiidae. Les infections à la toxoplasmose sont répandues chez les humains et de nombreuses autres espèces d’animaux à sang chaud, notamment les cochons, les moutons et les chèvres. Des cas sont dénombrés dans le monde entier ; cependant, la prévalence chez les populations humaines et animales varie considérablement selon les pays.

L’infection peut apparaître en cas de consommation de viandes crues ou insuffisamment cuites qui contiennent des kystes tissulaires et des tachyzoïtes, ou de denrées alimentaires ou d’eau contaminées par des ookystes. La viande et les produits carnés infectés au Toxoplasma sont considérés comme une source importante d’infection humaine.

Signes
La plupart des infections porcines sont subcliniques, mais la toxoplasmose peut provoquer des signes cliniques chez les cochons de tout âge. La toxoplasmose clinique a été surtout signalée chez les porcelets allaités. Les cochons infectés sont nés morts, malades ou deviennent malades trois semaines après la naissance ; certains restent normaux sur le plan clinique. Une respiration difficile est le signe clinique le plus courant de la toxoplasmose. La fièvre, une faiblesse générale, la diarrhée, des signes nerveux et, rarement, une perte de la vue constituent d’autres signes cliniques.

Risque pour la santé humaine
Chez les humains, les infections au toxoplasma sont également asymptomatiques dans la plupart des cas. Les signes cliniques apparaissent principalement chez les individus immunodéprimés chez lesquels une infection peut être la cause d’une maladie neurologique grave. De récentes études ont démontré, cependant, que les personnes immunocompétentes peuvent développer une toxoplasmose clinique plus fréquemment qu’on ne le pensait jusque-là. Le panel sur les risques biologiques estime que la toxoplasmose est une maladie sous-évaluée et rarement signalée dans l’Union européenne (EFSA J 583:1-64, 2007), et a récemment classé Toxoplasma gondii et Escherichia coli producteur de vérocytotoxine (VTEC) pathogène comme les dangers biologiques qui justifient le plus l’inspection de la viande de mouton et de chèvre (EFSA J 11:3265, 2013).

L’Institut sur les pathogènes émergents de l’Université de Floride estime que la toxoplasmose est le deuxième fardeau de santé publique parmi les infections alimentaires dans sa publication “Ranking the Risks: The 10 Pathogen-Food Combinations with The Greatest Burden on Public Health.”

Impact économique
En raison du risque d’infection humaine, l’industrie de production de viande peut être gravement touchée lorsqu’une infection au toxoplasma se déclare. La surveillance et le diagnostic des troupeaux de porcs, de moutons et de chèvres peuvent facilement être effectués en réalisant des tests visant à identifier les anticorps du Toxoplasma dans le sérum et le plasma de l’animal ou dans le jus de viande.

Toxoplasma chez les petits ruminants provoque des pertes dues aux avortements, à la mortinatalité ou à la naissance d’agneaux faibles. La mise en œuvre de mesures adaptées en fonction des résultats de tests peut améliorer considérablement l’état de santé d’un troupeau.

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Gastroentérite transmissible

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La gastroentérite transmissible (GET) détruit les cellules épithéliales villositaires dans l’intestin grêle du porc, ce qui entraîne une atrophie villositaire, une malabsorption, une diarrhée, des vomissements et une déshydratation. La période d’incubation est d’environ 18 heures et l’infection peut se propager rapidement par contact ou par exposition à des aérosols.

Sachant que le virus responsable peut survivre à des températures plus froides, les épidémies graves sont courantes en hiver.

Signes
Les signes cliniques de la GET peuvent inclure des vomissements, une diarrhée abondante, une déshydratation et une soif excessive. Chez les porcelets âgés de moins d’une semaine, la mortalité est proche de 100 %, alors que chez les cochons âgés de plus d’un mois, les décès causés par la maladie sont rares. Les truies gestantes souffrent souvent de vomissements et de diarrhée, et peuvent occasionnellement avorter.

Risque pour la santé humaine
La GET ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La GET peut être une cause importante de pertes économiques parmi les troupeaux reproducteurs à cause de la mortalité très élevée des porcelets, bien qu’elle soit de moindre importance pour les troupeaux d’élevage et d’engraissement.

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Trichinellose

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La trichinellose est une maladie zoonotique répandue dans le monde entier et provoquée par le nématode Trichinella. Le nématode Trichinella spp. infecte plusieurs espèces animales carnivores et omnivores, notamment les cochons domestiques. À l’heure actuelle, 11 sous-espèces différentes ont été reconnues comme appartenant à ce genre. Les espèces d’importance majeure en Europe sont Trichinella spiralis, Trichinella britovi, Trichinella pseudospiralis et Trichinella nativa. T. spiralis est particulièrement préoccupant car les cochons domestiques sont particulièrement sensibles à ce génotype. T. britovi se trouve principalement dans la faune sauvage.

T. pseudospiralis est une espèce non encapsulée, ce qui veut dire qu’il ne forme pas de capsule caractéristique d’autres espèces (par ex. T. spiralis). En outre, T. pseudospiralis peut également infecter des oiseaux. T. nativa est couramment observé dans la faune sauvage ; il s’agit d’une espèce adaptée aux climats froids et résistante au gel. Le ver peut infecter toute espèce de mammifère qui consomme ses stades larvaires enkystés.

En Union européenne, la trichinellose est couramment détectée dans des zones d’agriculture traditionnelle, où les cochons sont élevés dans de petites exploitations ayant des mesures de contrôle insuffisantes. Occasionnellement, des cas sont également observés dans des exploitations utilisant de bonnes pratiques agricoles.

Signes
La plupart des infections restent non diagnostiquées chez les animaux domestiques et sauvages. Bien qu’un diagnostic ante-mortem chez les animaux autres que les humains soit rare, la trichinellose peut être soupçonnée en cas de consommation de rongeurs, de carcasses sauvages ou de viande crue infectée.

Risque pour la santé humaine
Toutes les espèces de Trichinella peuvent affecter la santé humaine. Les humains peuvent être infectés en consommant de la viande crue ou insuffisamment cuite. Les premiers symptômes d’infection à Trichinella sont de la diarrhée, des vomissements, de la fatigue, de la fièvre et une gêne abdominale. Dans un second temps, ces symptômes peuvent se transformer en maux de tête, fièvre, frissons, toux, gonflement oculaire, articulations douloureuses et douleurs musculaires, démangeaisons cutanées, diarrhée ou constipation.

À un stade avancé de l’infection, le patient aura probablement des difficultés à coordonner ses mouvements et souffrira de problèmes cardiaques et respiratoires. Dans certains cas, l’infection peut mener à la mort. Chaque année, au moins 90 cas humains d’infection sont signalés dans l’Union européenne et les pays de l’EEE/AELE.

Impact économique
L’Union européenne dépense des millions d’euros par an pour tester la viande de porc et détecter la présence de Trichinella. Il est probable que ces coûts augmenteront suite à la réglementation 2075/2005 de l’UE, qui est entrée en vigueur en 2006 et qui exige de tester toutes les carcasses de porcs afin de détecter la trichinellose.

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.