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Maladies à la une

Toutes les maladies triées par ordre alphabétique


Épidémiologie
La maladie de la langue bleue, ou fièvre catarrhale, est provoquée par un virus à ARN double brin du genre Orbivirus et de la famille des Reoviridae. Il s’agit d’une maladie non contagieuse transmise par les insectes aux ruminants sauvages et domestiques, en particulier aux moutons.

Signes
Sept ou huit jours après l’infection, le mouton développe des signes aigus : température élevée, léthargie et auto-isolement du troupeau. Peu de temps après la poussée de température, la muqueuse buccale enfle et devient rouge, et le mouton produit une salivation excessive et mousseuse. La langue enfle et dans certains cas devient bleue (d’où le nom de la maladie). La couronne unguéale devient rouge et douloureuse. Les animaux affectés peuvent boiter et les brebis peuvent avorter. Dans la plupart des cas, l’animal accuse un retard de croissance et perd sa laine. Les moutons gravement atteints peuvent mourir en 8 à 10 jours après l’infection.

Chez les bovins et les chèvres, l’infection est généralement asymptomatique. Lorsque le bétail montre des signes, les plus courants sont l’hyperthermie, l’avortement vers la fin de la gestation (au huitième mois), l’œdème (des pis, des trayons, de la vulve et des jarrets), et l’érythème (des muqueuses, des trayons, et des pis).

Propagation du virus de la FCO
La maladie de la langue bleue a été signalée pour la première fois en 1876 en Afrique du Sud. Alors que l’on pensait cette maladie limitée à l’Afrique, au cours des 10 dernières années, elle s’est propagée à l’Asie, au sud des États-Unis, à l’Australie et à l’Europe du sud. Un total de 24 sérotypes différents du virus de la langue bleue sont connus, parmi lesquels huit ont été signalés en Europe (sérotypes 1, 2, 4, 6, 8, 9, 11 et 16).

Les exigences réglementaires varient d’un pays à l’autre ; il est possible que certains produits ne soient pas disponibles dans votre zone géographique.

La maladie de la frontière (BD) est causée par le virus Pestivirus de la maladie de la frontière (VBD). La BD est une maladie virale touchant les moutons et les chèvres, signalée pour la première fois chez des moutons en 1959 dans la région frontalière entre l’Angleterre et le Pays de Galles, et depuis enregistrée dans le monde entier.

Les taux de prévalence chez les moutons varient de 5 à 50 % selon les pays et d’une région à l’autre dans un pays. La transmission verticale joue un rôle important dans l’épidémiologie de la maladie. L’infection des fœtus peut entraîner la naissance d’agneaux infectés de manière persistante (PI). Ces agneaux PI sont virémiques, négatifs aux anticorps et excrètent constamment le virus. Le virus se propage d’un mouton à l’autre, les animaux PI étant la source d’infection la plus puissante.

L’infection des chèvres est moins commune, l’avortement étant le signe de présentation principal.

Il est important d’identifier les animaux virémiques PI de sorte qu’ils ne soient pas utilisés dans la reproduction ou le commerce.

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Aperçu
La brucellose est une maladie infectieuse provoquée par les bactéries du genre Brucella. Les espèces de Brucella particulièrement préoccupantes sont : B. abortus, qui affecte principalement le bétail, B. melitensis, qui affecte principalement les moutons et les chèvres, et B. suis, qui affecte principalement les porcs. Toutes ces espèces de Brucella ne sont pas spécifiques à l’hôte et peuvent être transmises à d’autres espèces animales ou aux humains dans certaines conditions.

La brucellose est couramment transmise aux animaux sensibles par contact direct avec des animaux infectés ou dans un environnement ayant été contaminé par des sécrétions d’animaux infectés. La brucellose représente donc un problème pour le troupeau.

La brucellose est une maladie à déclaration obligatoire ; tout cas doit être signalé aux autorités sanitaires locales. Différents programmes d’éradication sont efficaces en fonction des espèces et du taux d’infection. Lorsque les taux d’incidence sont élevés, des programmes de vaccination sont nécessaires pour réduire le taux d’infection. Une fois cela accompli, des programmes de surveillance liés à l’abattage des animaux infectés sont mis en place. Ces programmes visent à obtenir des statuts “Exempt de brucellose” et “Officiellement exempt de brucellose” pour les régions spécifiées ou pour des pays entiers. En Europe, la surveillance est réglementée par la directive de l’UE 2003/99/CE sur la surveillance des zoonoses.

Signes
Les symptômes courants de l’infection par Brucella sont une réduction de la production laitière, une perte de poids, des avortements, la stérilité et la claudication. L’absorption de la bactérie Brucella se fait oralement ou par le biais de blessures cutanées ou de membranes muqueuses. Les bactéries Brucella sont principalement excrétées avec les placentas et les fœtus lors des avortements, avec le sperme et le lait.

Occasionnellement, les animaux peuvent guérir après un certain temps. Plus couramment, cependant, les symptômes disparaissent mais la maladie l’emporte. Ces animaux asymptomatiques représentent de dangereuses sources d’infection.

Risque pour la santé humaine
Le lait cru et le fromage non pasteurisé représentent les sources les plus fréquentes d’infection pour les humains. Les fermiers et le personnel vétérinaire courent un risque accru d’infection en raison de leur exposition directe aux matériaux avortés infectés. Chez l’humain, la maladie n’est généralement pas fatale, mais si elle n’est pas traitée, elle peut durer plusieurs années.

La période d’incubation dure généralement de 1 à 3 semaines mais peut quelquefois s’étendre sur plusieurs mois. Les patients affichent des symptômes non spécifiques comme une fièvre fluctuante, des frissons, des malaises et des maux de tête.

Impact économique
La brucellose est un problème de santé publique et vétérinaire majeur dans de nombreuses régions du monde. Bien qu’elle tue rarement les animaux infectés, si on prend en considération les dommages économiques qu’elle peut entraîner, la brucellose est une des maladies les plus graves pour les cheptels du monde entier.

Cette zoonose a été ou est sur le point d’être éradiquée dans de nombreux pays, mais elle reste fréquente dans la région méditerranéenne, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

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Épidémiologie
L’AEC et la maedi-visna sont des infections virales persistantes due à des lentivirus étroitement liés appartenant à la famille des Retroviridae. Bien qu’il n’y ait que quelques cas documentés de transmission interspécifique, le virus de l’AEC peut infecter les moutons et la maedi-visna peut infecter les chèvres.

L’infection est transmise très tôt à l’agneau ou au chevreau via la mère dans le colostrum ou le lait, ou via les sécrétions respiratoires d’animaux infectés. Devenu porteur permanent, l’agneau ou le chevreau peut transmettre le virus au reste du troupeau tout au long de sa vie.

Signes
L’AEC est une maladie qui affecte les caprins et se traduit par de l’arthrite et une mammite chez les adultes, et par une encéphalite chez les animaux plus jeunes. La maedi-visna est une maladie du mouton, qui provoque essoufflements ou difficulté respiratoire, arthrite et perte de poids. En outre, certains ovins développent des lésions de gravité variable au niveau des poumons et des mamelles. Le virus de l’AEC et de la maedi-visna sont des virus étroitement liés.

Prévalence
Bien que les lentivirus ovins aient été identifiés dans la plupart des pays qui élèvent des moutons (hormis l’Australie et la Nouvelle-Zélande), le virus de l’AEC est plus répandu dans les pays industrialisés.

Le statut “indemne” nécessite des analyses sérologiques
Des analyses sérologiques sur les deux virus sont nécessaires à la certification des unités d’élevage caprin et ovin. Les symptômes ne se manifestent que chez un petit nombre d’animaux séropositifs (9 % à 38 %, en fonction de l’étude).

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Chez les ruminants, la chlamydiose est une maladie contagieuse due à une bactérie qui infecte également les oiseaux et les humains. Elle peut provoquer avortement, mise-bas prématurée, pneumonie, conjonctivite et arthrite chez les ruminants. L’infection peut être transmise au ruminant nouveau-né, jeune ou adulte par le grand nombre de bactéries excrétées dans les enveloppes et les liquides fœtaux, les excréments, l’urine et le lait, bien que la principale voie d’infection soit l’inhalation d’aérosols contaminés. La taxonomie des Chlamydiae a été revue par Everett en 1999. Dans la nouvelle classification, les espèces sont divisées en deux genres principaux :

  • Le genre Chlamydia, qui inclut C. trachomatis (humains), C. suis (porcs) et C. muridarum (souris et hamsters)
  • Le genre Chlamydophila, qui se compose de six espèces, notamment Cp. abortus (mammifères), Cp. psittaci (oiseaux), Cp. felis (chats), Cp. caviae (cochons d’Inde), Cp. pecorum (mammifères) et Cp. pneumoniae (humains)

Chez les ruminants, deux espèces ont été identifiées : Cp. abortus (qui provoque l’avortement) et Cp. pecorum (qui cause infection intestinale asymptomatique, pneumonie, conjonctivite, arthrite, avortement et stérilité). Chez les femmes enceintes, C. abortus peut également provoquer l’avortement avec des complications graves.

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Aperçu
La fièvre aphteuse (FMD) est une maladie très contagieuse qui affecte tous les animaux à sabots fendus ; elle est très répandue dans le monde entier. La FMD ne peut pas être différenciée cliniquement d’autres maladies de la vésicule telles que la maladie vésiculeuse du porc (SVD).

Le virus est un membre du genre Apthovirus et appartient à la famille des Picornaviridae. Il existe sept sérotypes de virus de la FMD : O, A, C, SAT 1, SAT 2, SAT 3, et Asie 1. L’infection par l’un des sérotypes ne procure pas d’immunité contre l’un des autres sérotypes.

Parmi les espèces domestiques, les bovins, les porcs, les moutons et les chèvres sont sensibles à la FMD.

Signes
Les signes cliniques de la FMD sont l’apparition de vésicules (petites ampoules) sur les pieds, à l’intérieur et autour de la cavité buccale et sur les glandes mammaires des femelles. Ces vésicules peuvent aussi apparaître à l’intérieur des naseaux et aux points de pression sur les membres, particulièrement chez les porcs.

La transmission se produit généralement par contact entre animaux infectés et sensibles. Le virus peut être excrété dans l’air pendant la phase aigüe d’infection.

Risque pour la santé humaine
La FMD ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
La présence de la FMD est une menace économique très importante pour l’industrie de l’élevage en raison de l’abattage de troupeaux et de la restriction des exportations de viande en provenance des zones affectées.

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Aperçu
La maedi-visna (MV), la pneumonie progressive ovine (PPO), et l’arthrite encéphalite caprine (AEC) sont des maladies chroniques des moutons et des chèvres qui sont généralement groupées comme lentivirus des petits ruminants (SRLV). Maedi-visna est un nom islandais qui décrit deux des syndromes associés avec le virus MV. “Maedi” se traduit pas “respiration laborieuse” et fait référence à l’aspect de pneumonie interstitielle de la maladie ; et “visna” signifie “gaspillage”, qui est un signe associé à la méningo-encéphalite paralysante.

Les lentivirus ovins ont été identifiés dans des pays d’élevage de moutons partout dans le monde, à l’exception de la Nouvelle Zélande et de l’Australie, et le virus de l’AEC est trouvé principalement dans des pays industrialisés, coïncidant avec le transport international de chèvres laitières (de races européennes).

Le virus affecte toutes les races de moutons et de chèvres, mais des études ont démontré que certaines races peuvent avoir une plus grande résistance à l’infection au lentivirus. La transmission de la MV et du virus de l’AEC se produit principalement par voie orale par l’ingestion de colostrum ou de lait infecté, ou par inhalation de gouttes d’aérosols infectés.

Signes
Les signes prédominants chez les moutons cliniquement affectés sont un amaigrissement et des difficultés respiratoires, alors que la polyarthrite est le principal signe visible chez les chèvres. Fièvre, toux et exsudats bronchiques sont des signes potentiels mais rarement observés, sauf si une infection bactérienne secondaire s’installe. Le fait de tourner en rond, les tremblements musculaires et la paralysie sont généralement associés à la forme encéphalitique du virus.

Risque pour la santé humaine
La MV ne semble pas présenter de risque zoonotique.

Impact économique
Des programmes de contrôle ont contribué à réduire l’incidence de la MV dans certains pays, mais la maladie est toujours très répandue dans diverses régions du monde. Par exemple, à l’intérieur des États-Unis, les taux d’infection des moutons peuvent dépasser les 50 % dans certaines régions, les États du centre-ouest et de l’ouest déclarant des taux parmi les plus élevés. Les infections sont généralement asymptomatiques, mais une fois que des signes cliniques émergent, la MV est généralement progressive et fatale.

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Épidémiologie
La diarrhée est une cause majeure de mort chez les veaux et d’autres jeunes ruminants. Cette forme de gastroentérite néonatale est causée par l’ingestion de micro-organismes qui atteignent l’intestin. De nombreux micro-organismes différents peuvent être responsables de la diarrhée néonatale, notamment des virus (rotavirus, coronavirus), des bactéries (Salmonella, Escherichia coli K99 entérotoxinogène) et des protozoaires (Cryptosporidium parvum, coccidia).

Signes
Une infection virale est souvent la voie ouverte à une superinfection bactérienne, qui exacerbe le problème et compromet le résultat. Les premiers signes de diarrhée sont une perte de l’appétit, une rétraction et une raideur abdominales et une léthargie. Chez les animaux, la diarrhée peut rapidement conduire à une déshydratation suivie d’une paralysie, d’une déficience circulatoire et de la mort.

Tests en laboratoire requis pour le diagnostic
L’agent responsable de la diarrhée du veau ne peut pas être identifié uniquement sur la base des symptômes ; des tests en laboratoire sont nécessaires. La meilleure prophylaxie contre la diarrhée néonatale est de s’assurer que le veau reçoit une dose adéquate de colostrum dès que possible après la naissance.

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Épidémiologie
Le Neospora caninum est un parasite protozoaire qui a tout d’abord été observé chez les chiens chez qui il est cause de myosite et d’encéphalite. Cependant, dans les années 1990, il a été observé que le Neospora était une cause majeure d’avortement chez les vaches, généralement entre le quatrième et le septième mois de gestation. Selon le nombre de vaches infectées dans le troupeau, le taux d’avortement se situe entre 5 et 30 % ; les taux plus élevés sont caractérisés par des avortements en série se produisant en moins d’un mois.

Transmission
On ne comprend pas tout à fait comment le parasite se transmet, mais la voie principale semble être de la mère à la progéniture – au moins 80 % des veaux nés de vaches séropositives étant infectés. En outre, il a été suggéré que les chiens peuvent être impliqués dans la transmission de Neospora aux bovins. Cette infection est connue sur tous les continents ; elle représente la cause principale d’avortement bovin dans certains pays (avant la DVB et la RIB).

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Aperçu
La paratuberculose, aussi connue sous le nom de maladie de Johne, est causée par la présence de Myobacterium avium, sous-espèce paratuberculose, dans l’intestin grêle des ruminants. C’est un problème sanitaire animal mondial, qui affecte particulièrement les troupeaux de bovins laitiers et de boucherie.

La paratuberculose est une entérite chronique débilitante, et sa présence au sein d’un troupeau d’animaux peut avoir des conséquences graves sur la production.

Le diagnostic de l’infection clinique est généralement confirmé par la présence de l’organisme en cause (M. avium, sous-esp. paratuberculose), dans les excréments ou dans les tissus intestinaux post-mortem. L’identification de la maladie subclinique chez les animaux, qui peuvent être porteurs de l’organisme pendant de longues périodes et donc être sources d’infection pour les autres membres du troupeau, est plus difficile. La prévalence de la paratuberculose bovine en Europe varie d’un pays à l’autre, et se situe entre 7 et 55 %.

Signes
Les signes – inflammation chronique de l’intestin, lésions des ganglions lymphatiques mésentériques, diarrhée, perte de poids et œdème – apparaissent généralement chez les animaux âgés de plus de 2 ans présentant un stade avancé de la maladie.

Risque pour la santé humaine
La bactérie responsable de la paratuberculose, M. avium sous-esp. paratuberculose, est connue pour être capable de survivre à la pasteurisation du lait et d’autres produits laitiers et, par conséquent, elle pourrait présenter un risque pour la santé humaine. Des preuves scientifiques toujours plus nombreuses indiquent qu’il existe un lien entre la paratuberculose des cheptels laitiers et la maladie de Crohn chez les humains. La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique incurable de l’intestin.

Impact économique
La paratuberculose chez les animaux d’élevage domestiques peut être responsable de pertes économiques importantes en raison de plusieurs facteurs, tels que la réduction de la production, l’abattage prématuré et les coûts vétérinaires. Aux États-Unis, la paratuberculose est une préoccupation croissante pour l’industrie bovine car la présence de la maladie a un impact sur la commercialisation internationale des bovins et des produits dérivés, provoquant des pertes financières pour les producteurs. Par conséquent, un programme volontaire de statut de la maladie de Johne pour le bétail (VJDHSP) a été établi. En avril 2002, le service vétérinaire de l’USDA-APHIS a incorporé des parties de ce programme dans les normes de son programme national.

Au sein de l’Union européenne, il n’existe aucun programme officiel ; toutefois, des politiques spécifiques aux pays s’appliquent.

L’Australie a un programme national de contrôle de la maladie de Johne (NJDCP) qui vise à en réduire la propagation et l’impact. C’est un programme coopératif impliquant les industries d’élevage australiennes, le gouvernement et les professions vétérinaires. Animal Health Australia gère le programme au nom de ces parties prenantes.

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Épidémiologie
La fièvre Q est une zoonose omniprésente que l’on trouve dans le monde entier (sauf en Nouvelle-Zélande). Elle est causée par Coxiella burnetii, une bactérie intracellulaire obligatoire qui peut infecter de nombreuses espèces animales différentes, notamment les ruminants, les chiens, les chats, les oiseaux et les arthropodes, ainsi que les humains. Chez les ruminants (qui sont considérés comme le principal réservoir d’infection humaine), la maladie est principalement associée à un dysfonctionnement de la reproduction. Elle demeure en général asymptomatique et elle n’est généralement pas dépistée à moins qu’un animal n’avorte plusieurs fois ou montre des problèmes de reproduction. Coxiella burnetii colonise le placenta et provoque des mises-bas prématurées, des poids de naissance faibles et des avortements.

Impact de la fièvre Q sur les humains
La voie principale d’infection chez les humains est l’inhalation d’aérosols contaminés, mais les femmes enceintes ne doivent pas boire de lait non pasteurisé ni consommer de produits laitiers faits à partir de lait non traité. La fièvre Q passe souvent inaperçue car elle peut être confondue avec un syndrome grippal. Les conséquences peuvent être dramatiques chez les femmes enceintes (avortement ou accouchement prématuré) et chez les sujets immunodéficients ou les patients souffrant de cardiopathie valvulaire.

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Aperçu
La salmonellose est une infection provoquée par la bactérie Salmonella. La présence de la salmonellose a été identifié dans des pays du monde entier, mais elle semble être surtout présente dans les régions d’élevage intensif, et se rencontre particulièrement chez les cochons, les veaux et certains types de volailles.

La maladie peut affecter tous les animaux domestiques ; toutefois, les animaux jeunes, en gestation ou en lactation sont les plus sensibles à la maladie. Les signes cliniques qui peuvent être observés sont l’avortement, l’arthrite, les maladies respiratoires et une septicémie aigue. La maladie entérique, qui se présente le plus souvent comme une diarrhée contenant du sang et de l’eau avec de la pyrexie, est la manifestation clinique la plus courante.

De nombreux animaux, particulièrement les cochons, les bovins et les volailles, peuvent également être infectés mais ne présentent pas de maladie clinique. Ces animaux peuvent avoir un rôle important lié à la propagation de l’infection entre les troupeaux et sont également une source de contamination alimentaire et d’infections humaines.

Signes
Les signes cliniques typiques peuvent inclure de la fièvre et une diarrhée aqueuse grave, rapidement suivies d’une déshydratation. La diarrhée est généralement putride et peut contenir du sang et du mucus. Les salmonelles produisent des toxines qui peuvent contribuer à la détérioration intestinale et ont des effets systémiques. Si la muqueuse intestinale est suffisamment endommagée, les bactéries peuvent pénétrer dans le flux sanguin, ce qui provoque une septicémie, et les bactéries peuvent atteindre le cerveau, les poumons, les articulations, l’utérus (ce qui provoque l’avortement chez les vaches en gestation) et d’autres organes.

Risque pour la santé humaine
La salmonellose est l’une des maladies zoonotiques les plus importantes pouvant être responsable de symptômes cliniques graves chez les humains. Les cochons, les bovins, la volaille et les œufs ont été identifiés comme des sources importantes des infections à la Salmonella. L’existence de cette maladie présente des risques importants pour la santé humaine. Les infections à la Salmonella d’animaux prévus pour l’industrie alimentaire jouent un rôle important en matière de santé publique, car ces animaux sont considérés comme constituant la source majeure des infections humaines à la Salmonella.

Impact économique
La salmonellose a de graves répercussions économiques sur l’industrie de l’élevage bovin au niveau mondial. La mortalité du bétail, les coûts de traitement, l’avortement, la réduction de la production, le lait jeté et la baisse de confiance des consommateurs sont tous des éléments qui contribuent au coût de la Salmonella pour les industries bovines.

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Épidémiologie
Le virus de Schmallenberg appartient à la famille des Bunyaviridae, genre Orthobunyaviridae, et il est très proche des virus Akabane, Aino, et Shamonda. Ce virus a été identifié pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne. Il a été trouvé dans plusieurs échantillons provenant d’hôtes bovins et ovins montrant des symptômes atypiques, non caractéristiques de maladies connues à l’époque.

Signes
Ce virus provoque des symptômes cliniques faibles qui affectent la santé générale de l’animal, comme une hyperthermie, une perte d’appétit, une baisse de la production de lait et, dans certains cas, une diarrhée. L’infection de ruminants femelles pendant la gestation peut également entraîner la naissance d’animaux présentant des malformations (par ex. hydrocéphales).

Diagnostics
L’utilisation de la cervelle d’un fœtus avorté permet de détecter ce virus de façon optimale, mais le virus peut également être détecté dans le sang, le sérum et la rate (FLI – laboratoire de référence national allemand).

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La toxoplasmose est due à la présence du parasite protozoaire Toxoplasma gondii, qui appartient à la famille des Sarcocystiidae. Les infections à la toxoplasmose sont répandues chez les humains et de nombreuses autres espèces d’animaux à sang chaud, notamment les cochons, les moutons et les chèvres. Il existe des cas dans le monde entier ; toutefois, la prévalence dans les populations humaines et animales varie beaucoup d’un pays à l’autre.

Les infections peuvent apparaître en cas de consommation de viandes crues ou insuffisamment cuites qui contiennent des kystes tissulaires et des tachyzoïtes, ou de denrées alimentaires ou d’eau contaminées par des ookystes. La viande et les produits carnés infectés au Toxoplasma sont considérés comme une source importante d’infection humaine.

Signes
Les signes cliniques comprennent fièvre, diarrhée, toux, dyspnée, ictère, attaques et mort. T gondii est également une cause importante d’avortement et de mortinaissance chez les moutons et les chèvres, et quelquefois chez les porcs. Après infection d’une brebis en période de gestation, les tachyzoïtes se répandent par voie sanguine vers les cotylédons placentaires, ce qui entraîne une nécrose. Les tachyzoïtes peuvent aussi atteindre le fœtus, ce qui provoque la nécrose de nombreux organes.

Risque pour la santé humaine
Chez les humains, les infections au toxoplasma sont également asymptomatiques dans la plupart des cas. Les signes cliniques apparaissent principalement chez les individus immunodéprimés chez lesquels une infection peut être la cause d’une maladie neurologique grave. De récentes études ont démontré, cependant, que les personnes immunocompétentes peuvent développer une toxoplasmose clinique plus fréquemment qu’on ne le pensait jusque-là. Le panel des dangers biologiques considère que la toxoplasmose est une maladie insuffisamment détectée et insuffisamment déclarée dans l’Union européenne (Journal EFSA 2007 ; 583 : 1-64), et a récemment classé “Toxoplasma gondii et Escherichia coli producteur de vérocytotoxine (VTEC) pathogène comme les dangers biologiques qui justifient le plus l’inspection de la viande de mouton et de chèvre” (Journal EFSA 2013 ; 11(6) : 3265).

L’Institut des agents pathogènes émergents de l’université de Floride classe la toxoplasmose en deuxième position dans les charges de santé publique parmi les infections dues aux denrées alimentaires, dans sa publication “Classement des risques : Les 10 combinaisons de denrées alimentaires pathogènes qui représentent la plus grosse charge pour la santé publique”.

Impact économique
En raison du risque d’infection humaine, l’industrie de production de viande peut être gravement touchée lorsqu’une infection au toxoplasma se déclare. La surveillance et le diagnostic des troupeaux de porcs, de moutons et de chèvres peuvent facilement être effectués en réalisant des tests visant à identifier les anticorps du Toxoplasma dans le sérum et le plasma des animaux ou dans le jus de viande.

La présence de Toxoplasma chez les petits ruminants provoque la perte de troupeaux en raison des avortements, des mortinaissances et de la naissance d’agneaux faibles. La mise en œuvre de mesures appropriées – en fonction des résultats des tests – peut améliorer considérablement l’état de santé d’un troupeau.

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